Netflix annule des séries à tour de bras !

Netflix est dans la tourmente et cherche une solution pour reprendre des couleurs. Elle semble passer, selon son PDG Reed Hastings, par l’annulation de séries animées.

Dans la galaxie Netflix, tout semblait se passer au mieux jusqu’à mercredi dernier. 220 millions d’abonnés dans le monde, des programmes qui cartonnent et des records de visionnage toujours poussés plus loin… La vie était belle. Et puis un chiffre est tombé et tout s’est écroulé : le service de streaming aurait perdu 200 000 abonnés au premier trimestre 2022. Pour les actionnaires, c’est le début de la fin et le titre perd 35% en une journée. Pour l’entreprise américaine, l’heure de se ressaisir est venue et cela passe par des décisions qui ne vont pas plaire à tout le monde.

Netflix : pas besoin de faire un dessin (animé)

Comme nous vous le confions dans notre article, cette baisse d’abonnés ne pourrait être finalement que la conséquence de l’arrêt du service en Russie qui en a effacé plus de 700 000 des tablettes. En réalité, Netflix pourrait donc plutôt en avoir gagné 500 000 si la guerre en Ukraine n’avait pas chamboulé sa réalité. Qu’à cela ne tienne, l’entreprise américaine se base sur les chiffres et en profite pour justifier un petit ménage de printemps. Une pratique fustigée par certaines personnes qui collaborent avec elle, dont Elizabeth Ito, créatrice du dessin-animé La Cité des Fantômes, et plusieurs de ses camarades de jeu.

Ces derniers accusent tout simplement Netflix de manipuler ses résultats pour cisailler à tout-va dans les projets en préparation. On apprend ainsi que le département animation va subir une refonte, à commencer par celui qui en tiendra la tête puisque que Phil Rynda, son directeur jusque-là, a été licencié. Des projets très attendus, comme les adaptations du comics Bone de Jeff Smith, de la bande-dessinée Toil and Trouble et de The Twits de Roald Dahl, sont d’ores et déjà passés aux oubliettes. On sent bien que cette décision annonce un changement de cap. Pour le meilleur ? Rien n’est moins sûr.

Woke me up, before you go go

C’est en effet ce que l’on peut penser en voyant trois projets à la personnalité aussi forte être tout simplement mis de côté. À noter que The Twits ne disparaîtra pas complétement puisqu’il devrait finalement devenir un film en prises de vues réelles. Reed Hastings, le PDG de Netflix, a décidé de recentrer l’offre du groupe pour « faire ce que [les] spectateurs veulent voir », à l’opposé « d’accueillir les séries favorites de tous » comme le préconisait Phil Rynda. Même si Hastings est le génie qui a créé le service de streaming avec le succès qu’on lui connaît, la manière de penser l’avenir de ce dernier questionne. Comment savoir en effet ce que veut le public en avance tant on sait que les goûts des spectateurs sont aussi fortement volatiles ?

Il faut en plus souligner que Netflix a tout de même était l’instigateur de séries aux réussites retentissantes, justement parce qu’il a innové dans les sujets de ses productions. Qui attendait Stranger Things, Squid Game ou Le Jeu de la Dame ? Pas grand monde, et les trois sont pourtant devenues des phénomènes. Alors que veut dire Reed Hastings par des programmes que « les spectateurs veulent voir » ? Des ersatz d’autres séries plus consensuelles comme Elite ou La Chronique des Bridgerton qui cochent toutes les « cases woke » chères à notre époque ? Car si ces programmes progressistes ont plutôt bonne presse, un bon nombre d’abonnés sont allés voir ailleurs tandis que d’autres retrouvent une seconde jeunesse en utilisant le bon vieux système BitTorrent.

S’il veut garder les abonnés de son côté sans les lasser, la solution est probablement plus proche du porte-monnaie que des programmes à proposer. En sachant que la plateforme table sur une perte de 2 millions d’abonnés pour le deuxième trimestre 2022, il va falloir, quoi qu’il arrive, réagir très vite.

Le boom du confinement semble bien loin pour Netflix.


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