Lyon : des étudiants fainéants trichent avec ChatGPT et se font gauler en 2-2

Avec une IA conversationnelle capable de synthétiser des milliers d’informations à la seconde, ses créateurs s’y attendait : ChatGPT a le potentiel pour devenir un outil de triche pour les étudiants. C’est chose faite et le phénomène se répand dans l’Hexagone.

Pour rappel, ChatGPT est un modèle d’intelligence artificielle fait pour entretenir des conversations naturelles. Grâce à une base de données de plusieurs millions de sources, le robot peut renseigner, synthétiser et même rédiger des contenus complets à la demande d’un utilisateur. Accessible sur simple inscription, il est donc à la portée de tout le monde pour l’usage de son choix.

50% de tricheurs à Lyon

C’est un professeur de l’université de Lyon qui s’est rendu compte de la supercherie. Dans un devoir rendu par ses élèves, la moitié des copies comportaient la même structure : mêmes arguments, mêmes exemples, même logique de réflexion. Si les mots diffèrent, l’idée est trop similaire pour que cela soit un hasard. Après une courte enquête, l’un des étudiants craque et révèle l’arnaque : ChatGPT a rédigé pour eux leurs écrits.

Pour l’heure, les écoles et universités françaises ne considèrent pas l’usage d’une IA comme un cas de triche au sens réglementaire. Pas de sanction contre ses étudiants donc, qui se sont tous vus attribuer la note de 11.75, la valeur moyenne du contenu de ChatGPT aux yeux du professeur. Nous avons d’ailleurs pu tester le niveau de l’IA lors d’une interview exclusive et celle-ci ne nous a pas semblé très finaude.

La riposte s’organise

Dans le milieu de l’enseignement, l’apparition de cette IA est vue comme une catastrophe. Comment noter les élèves si on ne peut pas distinguer un contenu original d’un contenu rédigé par un robot ? Alors des outils voient le jour, comme un script d’analyse sémantique pouvant détecter l’origine d’un texte. Bon, on l’a testé et honnêtement, ses résultats sont plutôt aléatoires.

D’autres établissements ont décidé d’opter pour la radicalité. À New York, les écoles publiques ont ainsi décidé d’interdire tout bonnement l’utilisation de ChatGPT. Une mesure qui ralentit peut-être son apparition dans l’horizon scolaire, mais qui n’empêchera sans doute pas à terme son installation. Rappelons qu’il y a une quinzaine d’années, les professeurs ont tenté d’interdire l’usage de Wikipédia par leurs élèves avant d’intégrer progressivement l’Encyclopédie en ligne dans leurs outils pédagogiques.

Billion dollar A.I

Pendant ce temps, pour OpenAI, fondateurs de ChatGPT, la préoccupation n’est pas liée aux histoires scolaires. Alors que la startup est portée au firmament pour son robot conversationnel, Microsoft envisage d’entrer à son capital pour un montant de 10 milliards de dollars. Des discussions ayant pour but de faire monter la valorisation de l’entreprise à 29 milliards de dollars.

En anticipation de ce tour de table, OpenAI a annoncé travailler sur une version payante de son IA. Oui parce que pour l’instant, ce robot bon à tout, mais parfait pour rien est entièrement gratuit.

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