Guerre en Ukraine : Une application pour signaler les drones et menaces aériennes !

La guerre en Ukraine continue, avec l’arrivée de drones d’attaque sur le champ de bataille. Pour renforcer la protection des airs, l’Ukraine vient d’annoncer le déploiement d’une application de signalement des drones, sur Android et bientôt IOS.

Une défense collaborative

Face à une stratégie russe de saturation des airs (missiles, drones kamikazes…) la défense anti aérienne ukrainienne se trouve surchargée. Pour prioriser ses interventions, l’état-major du pays vient de lancer une solution assez innovante : une application, pour l’heure sur Android, permettant à tout un chacun de signaler un drone ou une menace aérienne. Son nom : ePPO, une application mobile pour informer sur les missiles de croisière et les drones.

Comment ça marche ?

Pour faciliter au mieux cette solution à but collaboratif, l’interface de l’application a été pensée pour être le plus simple possible. Lorsqu’un civil aperçoit un engin (missile, hélicoptère ou même un impact), il signale depuis l’application le type d’appareil ainsi qu’une photo de la zone. L’information apparaît alors immédiatement dans les données de la défense antiaérienne ukrainienne.

La solution, déjà sur le Store de Google, sera bientôt aussi déployée sur iPhone.

La technologie civile à l’épreuve du feu

Depuis le début de la guerre en Ukraine, de nombreux cas d’usage de la technologie civile ont été aperçus sur le terrain. Qu’il s’agisse de l’utilisation de drones loisirs comme éclaireurs pour les régiments locaux, ou encore le déploiement de Starlink pour renforcer les communications civiles et militaires, on ne compte plus les exemples prouvant que le système D en 2022 est entré dans une nouvelle aire.

єППО se veut simple et efficace !

Les réseaux sociaux aussi sont devenus les meilleurs amis, ou ennemis, du renseignement militaire. On signale fréquemment la possibilité d’identifier des troupes grâce à leur position sur Snapchat, Tinder et autres plateformes. Une façon de nous rappeler que même (surtout?) dans un conflit armé, la question de la protection des données privées reste présente.


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