Bitcoin : pourquoi plaît-il tant aux pays en développement ?

En quelques années, les cryptomonnaies sont passées de curiosité à valeur refuge d’une économie vacillante. Aujourd’hui, elles séduisent de plus en plus de pays émergents.

Au départ, quand on parlait de cryptomonnaies, c’était avec étonnement et un peu d’incompréhension pour le néophyte qui s’amusait de l’obscurantisme caché derrière des termes comme « miner » ou « blockchain ». Aujourd’hui, plus personne ne s’amuse des cryptos et, devant les cours qui s’envolent, tout le monde rêve de faire fortune grâce à elles en investissant des sommes autrefois dévolues à la Bourse. Il faut dire que les évolutions de valeurs peuvent faire tourner la tête. Il y a 5 ans, un Bitcoin s’échangeait à 603$. A l’heure actuelle, il faudra débourser plus de 44 000$ pour en acquérir un. Pourtant, malgré cette santé, les régulateurs européens, comme leurs homologues américains, continuent de mettre en avant les risques que représentent ces valeurs dont ils pointent du doigt la volatilité. La confiance n’est pas vraiment de mise, c’est rien de le dire.

Pourtant, si cela peut faire venir des investisseurs occidentaux à transformer leurs économies en cryptomonnaies, l’existence même de ces actifs ouvre des voies alternatives à certains pays qui y voient la possibilité de se dédouaner économiquement de devises comme le dollar.

À lire également : Guide : Où et comment acheter Bitcoins et cryptomonnaies en 2021 ?

Pièce manquante

Des transactions en Bitcoin, il y en a partout. Du Brésil, au Nigeria en passant par le Vietnam, commerçants, industriels, voire même docteurs, acceptent parfois d’être payés dans la monnaie créée par l’invisible (et probablement inexistant) Satoshi Nakamoto. Que ce soit pour éviter les taux de change faméliques ou les forts frais bancaires qui s’imposent dans certains pays en ce qui concerne les transactions financières, l’usage d’une crypto peut s’avérer une bonne solution. Des expatriés l’utilisent également parfois pour envoyer de l’argent à leur famille dans leur pays d’origine. Nous n’en avons peut-être pas vraiment conscience dans nos pays occidentaux privilégiés, mais il existe encore des parties du monde où ouvrir un compte bancaire est très compliqué. Des pays sont également tellement touchés par l’instabilité financière que les échanges monétaires peuvent parfois être bien désavantageux et faire perdre beaucoup d’argent au moment de se faire payer.

Quand on ne fait plus confiance à un État, aux autorités de contrôle et aux administrations, c’est là que l’usage des cryptomonnaies intervient pour servir d’alternative à l’existant qui ne fait pas son travail, ou le fait mal et jamais à l’avantage du citoyen qui l’utilise. Pas étonnant que les échanges en crypto aient augmenté de 881% entre le deuxième trimestre 2020 et la même période en 2021, selon Chainalysis.

Nouveaux actifs officiels

Les 5 pays en tête de l’index d’adoption mondiale des cryptomonnaies sont le Vietnam, l’Inde, le Pakistan, l’Ukraine et le Kenya. Le Parlement ukrainien, justement, a adopté le 8 septembre un projet de loi sur les actifs numériques. Cela signifie que le pays reconnaît aujourd’hui officiellement les cryptomonnaies comme de vraies monnaies. De là à les autoriser en tant que monnaie légale dans le pays, il n’y a qu’un pas qu’a déjà franchi le Salvador il y a quelques jours.

C’est en effet le 7 septembre que le pays a fait du Bitcoin sa monnaie légale, au même titre que le dollar. Nayib Bukele, son président qui vient de fêter ses 40 ans, se veut le plus fervent défenseur de la cryptomonnaie au monde. Une preuve de plus, il a offert à tous ses concitoyens 30$ en Bitcoin. Il a également souvent confié son envie de transformer son pays en exemple de minage de Bitcoin écologique. Dernier fait d’arme, Bukele a annoncé que le Salvador était maintenant propriétaire de 200 de la crypto phare.

Si son enthousiasme pour le Bitcoin est couronné de réussite, il faut s’attendre à ce que son idée fasse du chemin dans la tête de nombreux gouvernements. Les pays émergents bientôt renfloués grâce à l’économie alternative des cryptomonnaies ? Ce serait le rêve de tous ceux qui les ont toujours soutenues.

Le Bitcoin : quand la confiance envers les banques s’étiole

Si vous êtes méfiant envers les banques comme peut l’être le Salvador ou que vous n’aimez pas mettre vos œufs dans le même panier, les cryptos peuvent constituer une épargne complémentaire. Si vous n’avez jamais cédé à la tentation d’acheter du Bitcoin ou de l’Ethereum, c’est le moment ou jamais ! Vous pouvez faire tout ça sur le site français Coinhouse avec de très petites commissions et la possibilité de récupérer vos gains en EUR-L, une monnaie à valeur fixe indexée sur l’Euro et qui vous permet d’éviter les taxations sur les plus-value. C’est parfaitement légal et vous paierez encore moins de commission en utilisant cette nouvelle « stablecoin ».