33 millions de téléphones suivis pendant le confinement

Depuis l’apparition de la Covid-19, les règles semblent changer pour les gouvernements, parfois en secret, avec les différentes situations que nous vivons dans nos quotidiens. C’est le cas par exemple du Canada.

Le Canada, dans l’inconscient collectif, ressemble un peu à un pays parfait. Les gens sont polis, gentils et il n’y a pas de violence. Peut-être même que les caniveaux sentent la violette et que les chiens vous font la révérence quand vous les croisez dans la rue. Alors on entend de plus en plus de gens annoncer, des étoiles dans les yeux, qu’ils rêvent de partir vivre là-bas tellement les conditions de vie ont l’air incroyables. Bon, ce n’est pas pour doucher l’enthousiasme de certains, mais, déjà, sachez qu’il y fait plus que froid. De plus, il semblerait que le gouvernement ne soit pas si clair que ça dans sa façon de gérer la crise sanitaire.

Traque mania

C’est en effet ce que nous apprenons aujourd’hui par le biais de nos confrères de Blacklock’s Reporter. L’Agence de Santé Publique canadienne a admis avoir surveillé les mouvements de plus de 33 millions d’appareils téléphoniques lors du confinement. La population du Canada étant de 38 millions et si on enlève les enfants, autant dire que quasiment tout le monde a été suivi par les Fédéraux. Pour justifier cette traque, l’agence a confié qu’ils avaient utilisé les tours des réseaux cellulaires pour « comprendre la réactivité du public pendant les mesures de confinement ». Mark Johnson, son porte-parole, est revenu sur le pourquoi du comment :

En raison de l’urgence de la pandémie, l’Agence a collecté et utilisé des données de mobilité telles que les données de localisation des tours cellulaires tout au long de la réponse COVID-19. C’était pour aider à comprendre les liens possibles entre les mouvements des populations au Canada et la COVID.

Sauf que la chose s’est faite dans le dos des citoyens bien loin de se douter que leurs faits et gestes pouvaient être analysés. Si on peut comprendre sur le fond que ces données puissent aider à comprendre comment l’épidémie peut se répandre, la forme fait froid dans le dos.

5 more years !

L’Agence de santé publique canadienne a en effet acheté les données de localisation et de mouvements à Telus, un des géants des télécommunications du pays. Pourquoi divulguer les choses aujourd’hui ? « Par transparence » a-t-il été annoncé pour coller encore une fois à ce visage de pays bien sous toutes les coutures que veut se donner le Canada. N’est-ce pas surtout parce que le service gouvernemental devrait continuer officiellement à traquer les mouvements de la population pour les 5 prochaines années ? La raison de tout ça selon Mark Johnson : pour contrôler les autres maladies infectieuses, la prévention des maladies chroniques et la santé mentale.

Pour rassurer tout le monde, l’Agence a confirmé que les identités des personnes n’étaient pas divulguées dans les données et qu’elles ne peuvent pas « être utilisées pour suivre ou surveiller les individus ». Très bien, mais la vraie question qui reste en suspens vu que tous les outils semblent le permettre, c’est « Jusqu’à quand ? ». Car si ces données existent, elles peuvent aussi se faire pirater. Les agences gouvernementales utilisent souvent l’argument du terrorisme ou de la pédocriminalité pour expliquer aux braves citoyens qui « n’ont rien à cacher » que c’est un coup de canif dans leur liberté, mais que c’est pour la bonne cause. Voilà maintenant qu’on agite le chiffon du Covid pour traquer toute une population.