Test du Samsung Galaxy Z Fold3 : même sans concurrence, il se bonifie…

Samsung a une grosse avance dans le domaine des smartphones pliants puisqu’il en est déjà à sa troisième itération de Z Fold et de Z Flip. Le coréen a essuyé les plâtres avec son premier appareil, a peaufiné son bébé avec le Fold2 et trouve définitivement ses marques avec ce Galaxy Z Fold3. Sans concurrent, ce dernier s’adresse aux amoureux des technologies de demain…

Le Samsung Galaxy Fold3 est un appareil qui s’adresse aux gens fortunés, n’ayons pas peur de le dire. À 1799 €, et même avec des remises sur les Galaxy Buds ou Galaxy Watch, cela fait une sacrée facture pour se payer le smartphone pliant du géant coréen. Cette année, Le « Fold » propose la compatibilité avec le S Pen. Ce dernier doit s’acheter en supplément, mais n’est selon nous qu’un bout de plastique à 50 €. Oui nous sommes durs, mais si la pointe de rétracte pour éviter d’agresser le fragile écran et qu’il est très agréable d’écrire avec, il ne propose pas les fonctionnalités Bluetooth du Galaxy Note20 Ultra et il n’est pas possible de le ranger dans le corps du smartphone. Il faudra acheter un étui spécial pour l’embarquer avec vous.

La grosse nouveauté c’est la certification IPX8 qui permet d’immerger l’appareil dans l’eau. Un exploit quand on regarde de près les jointures et la charnière de l’appareil. Pourquoi pas IP68 ? Parce que la poussière l’ennemie de ce Z Fold3. Ce n’est pas l’appareil à emmener à la plage ! La charnière donne une vraie impression de solidité par contre la pliure sur l’écran est encore visible. Alors bien sûr on chipote et cela passe inaperçu au bout de quelques jours, mais c’est un paramètre à prendre en compte lorsqu’on met trois RSA dans un smartphone…

Un beau bébé…

Le Galaxy Z Fold3 est toujours très lourd avec ses 271 grammes sur la balance et reste un peu épais : 16 mm en position fermée. Oui c’est un peu normal, les ingénieurs Coréens sont très forts, mais ce ne sont pas des magiciens non plus… L’appareil ne comporte pas de prise jack, mais il est possible de brancher un casque audio via le port USB-C. Les haut-parleurs délivrent un excellent son, mais attention à ne pas les boucher avec les mains lorsque l’appareil est ouvert. Autre nouveauté, le module selfie à l’intérieur est « caché » derrière l’écran. Nous mettons des guillemets, car ce subterfuge ne fait pas illusion. Certes c’est mieux que rien, mais nous avons déjà l’habitude aux poinçons et cela ne nous choque plus et ensuite cela n’apporte rien, car on aurait très bien pu se passer de celui-ci. En effet, l’écran externe se dote déjà d’un capteur pour les selfies. L’appareil fermé peut se débrouiller tout seul, mais avec l’appareil ouvert, il est également possible d’utiliser les capteurs « normaux » au dos puisque l’écran externe peut alors faire office de « viseur ». Enfin, l’appareil propose un revêtement métallique mat très sympa.

Deux écran soignés et une puce surpuissante

Le Samsung Galaxy Z Fold 3 propose 2 écrans. Commençons par l’écran externe de 6,2 pouces au ratio étrange de 24,5:9. Ce n’est pourtant pas une dalle qui a été négligée puisqu’avec son rafraîchissement de 120 Hz et sa définition HD+, il ne s’agit plus d’un écran « gadget ». Il y a 6 divisions d’écart avec celui du premier Z Fold. Mais ce qui nous intéresse ici c’est l’écran intérieur de 7,6 pouces qui propose une définition 2208 x 1768 pixels. Les défauts nous les connaissons : plus de reflets que sur les dalles en verre et cette pliure qu’on finit par ne plus voir au bout de quelques jours.

En ce qui concerne le film de protection qui avait causé bien des problèmes pour la première version, nous sommes toujours dubitatifs. L’exemplaire qui nous a été fourni par Samsung, quasi neuf, montrait des traces de décollement d’un millimètre sur un des coins. Rien de bien grave puisque ce décollement ne s’est pas accentué en 3 semaines d’utilisation chez nous, mais c’est un écran fragile qu’il faudra éviter de trop malmener. Après, c’est un vrai bonheur que d’utiliser l’appareil. On a une tablette dans la poche avec une résolution très agréable et toute l’offre logicielle possible pour la régler à son œil en ce qui concerne la colorimétrie. C’est toute une expérience et revenir à un smartphone de « sans dents » est douloureux.

En ce qui concerne les performances, Samsung n’a pas lésiné. Il faut dire qu’il faut de la patate pour un appareil de ce calibre. Comme pour les deux premières versions, Samsung se passe de la puce maison Exynos pour envoyer du bois : ici le Qualcomm Snapdragon 888 avec 12 Go de RAM LPDDR5… Un appareil qui ne ralentit jamais et qui se montre particulièrement véloce. On pourrait même s’en faire une console de poche…

Un « copier-coller » pour la partie photo

Côté photo, il n’y a pas d’évolution par rapport à son prédécesseur. Pas de capteur 108 mégapixels hors norme comme on a pu le voir sur le Galaxy S21 Ultra, mais 3 modules de 12 MP : grand-angle, ultra grand-angle et téléobjectif optique x2… De jour, l’objectif principal est très bon, mais comme d’habitude chez Samsung le traitement n’y va pas avec le dos de la cuillère. On peut le voir notamment lorsqu’on photographie une fleur. Pour les ciels bleus et la mer, c’est vraiment top. Lorsque la lumière vient à manquer, c’est aussi très bien, on a rarement de mauvaises surprises avec ce capteur.

De nuit, on constate un peu de bruit, mais les clichés ne virent pas au jaune et cela reste naturel. L’ultra grand-angle est très précis avec une colorimétrie respectée, de jour en tout cas, car lorsque la lumière manque la netteté sur les contours fait de même La distorsion est aussi assez prononcée, il faut dire qu’avec la focale de 12 mm (par rapport à un capteur plein de 36 mm) l’effet de « recul » est très puissant au maximum. De nuit, il ne faudra pas compter sur un résultat flatteur. Comme d’habitude avec ce genre de module, il faudra une source lumineuse (comme un éclairage public) pour avoir quelque chose d’exploitable.

Enfin, le zoom x2 de 52 mm ne se démarque pas vraiment. Il est certes bon de jour, mais lorsque la lumière est moins bonne on voit ses limites avec un traitement très prononcé. Attention, cela tient la route quand même, mais ce n’est pas le meilleur objectif de ce type que nous ayons vu. Côté selfie, nous vous conseillons bien sûr de déplier l’appareil pour prendre des clichés avec les capteurs principaux : vos pouvez ainsi profiter d’un ultra grand-angle de qualité pour les photos de groupe et le capteur principal fait des merveilles à ce niveau. Notez qu’en ce qui concerne la vidéo, il n’y a pas de 8K pour ce modèle : il faudra se contenter de la 4K à 60 fps. Et oui c’est dur.

Il tient la journée (ouf !)

Deux écrans 120 Hz avec un des deux qui a la taille d’une petite tablette et un Snapdragon 888 aux manettes, on pouvait craindre le pire pour ce Galaxy Fold3 au niveau de l’autonomie d’autant que la batterie passe de 4500 à 4400 mAh. Au final l’appareil tient bien la route de ce côté, au moins aussi bien que son prédécesseur. Il faudra bien sûr faire attention à sa consommation de vidéo surtout si vous aimez y aller fort sur la luminosité, mais nous avons été surpris de son endurance en utilisation « mixte ». Il tiendra au moins la journée même en abusant un peu… L’appareil est compatible avec une charge 25W pas fofolle puisqu’il faudra 1 heure pour faire passer la jauge de 8 % à 100 %. La charge sans fil propose toujours du 11 W tandis que la charge inversée affiche du 4,5W : suffisant pour dépanner ses Galaxy Buds, mais guère plus. Attention, il n’y a pas de bloc de charge dans la boîte. Après s’être moqué d’Apple, Samsung se découvre à son tour une fibre « écologique ».

Notre verdict :

Alors certes ce Galaxy Z Fold3 ressemble beaucoup à son prédécesseur et la partie photo est un « copier-coller », mais avec sa résistance à l’eau et son écran externe qui devient un « vrai afficheur », ce modèle frappe fort. On peut aussi noter que le prix de ces appareils, même s’ils sont encore très onéreux, ne fait que baisser puisqu’on passe de 2020 € à 1799 € au lancement entre le Z Fold2 et le Z Fold3. C’est aussi un appareil véloce qui propose un S Pen adapté et même si nous n’avons pas été convaincus par celui-ci, cela intéressera sans doute une certaine clientèle. Pour finir, nous pouvons dire que le Samsung Galaxy Z Fold3 constitue une expérience à part dans le monde de la téléphonie mobile. Une autre manière de voir son phone et de comment utiliser son matériel.

Tests prises de vue

Caractéristiques techniques du Samsung Galaxy Z Fold3

► Dimensions :
Hauteur : 158,2 mm
Largeur : 128,1 (67,1) mm
Epaisseur : 16 – 14,4 (6,4) mm
► Écran : 7,6 pouces (19,2 cm) AMOLED 120 Hz et 6,2 pouces (15,8 cm)
► Poids : 271 g
► Batterie : 4400 mAh
► OS : Android 11 + One UI 3.1.1
► Mémoire : 12 Go LPDDR5 + 256 Go
► Connectivité :
Wi-Fi 802.11a/b/g/n/ac/ax (6E)
USB-C
Capteur d’empreinte digitale latéral
Bluetooth 5.2
NFC
5G
Dual-SIM (sans slot microSD)

► Processeur : Qualcomm Snapdragon 888, 5 nm, 8 cœurs (2,84 GHz max)
► GPU : Adreno 660
► Appareil photo : Capteur principal 12 mégapixels stabilisé (équivalent 24 mm – f/1,8), ultra grand-angle 12 MP (12 mm – f/2,2 – 120°), téléobjectif optique x2 12 MP (72 mm – f/2.4), + un 16 MP en frontal externe et 4 MP à l’intérieur.
► Résolution : 374 DPI
► Définition : 2208 x 1768 et 2268 x 832 pixels à l’extérieur
► Vidéo : 4K à 60 fps
► Date de sortie : Août 2021
► Site : https://www.samsung.com/fr/smartphones/galaxy-z-fold3-5g/

Les notes du Samsung Galaxy Z Fold3
  • 9/10
    Performance - 9/10
  • 9/10
    Design - 9/10
  • 8/10
    Écran - 8/10
  • 8/10
    Photo - 8/10
  • 7/10
    Autonomie - 7/10
8.2/10

 

Les plus :

► Un concept toujours aussi fou
► Deux très bons écrans
► Puissant et résistant à l’eau !

Les moins :

► La caméra sous l’écran interne ne sert à rien
► Il est où le chargeur ?