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Test du Crosscall Odyssey + : Un Dual-SIM robuste et endurant

Par Yann Peyrot

Le constructeur français Crosscall a pensé aux personnes maladroites ou aux professionnels qui ont toujours besoin d’un appareil, et ce même lorsque les conditions se font des plus extrêmes. Le Crosscall Odyssey + fait donc partie de cette catégorie de smartphone “casse-cou”. Endurant, robuste, protégé contre les éléments (certification IP68)… l’appareil mérite-t-il d’être vendu aux alentours des 230 € ? Réponse avec notre test.

Au même titre que le CAT B15Q ou encore le Quechua Phone, le Crosscall Odyssey + est un appareil pensé pour résister aux aléas de la vie quotidienne. De par sa coque arrière à l’épreuve des chocs, ses renforts en caoutchouc ou encore ses caches amovibles rattachés à l’armature principale… le smartphone casse-cou du constructeur français fait dans le robuste et le solide.

 

 

LES MEILLEURS PRIX

 

 

Ce dernier est à l’épreuve des éléments. Une certification IP68 le rend complètement insensible à la poussière (vous pouvez l’emmener à la plage sans craindre de l’endommager, pour peu que vous fermiez les caches). De plus, il est capable de résister à l’eau durant 30 minutes, et ce même en étant immergé jusqu’à 1 mètre. Bref, un appareil qui séduira les professionnels habitués au terrain (paysagistes, chantier, mécanicien…) qui se font trop souvent du souci pour leurs smartphones et qui ne veulent sûrement pas dépenser plus de 500 € pour en obtenir un étanche, haut de gamme, qui ne sera pas forcément résistant à tout (Samsung Galaxy S5, Sony Xperia Z2…).

 

Croscall Odyssey +

Passer un coup de fil sous une pluie battante, c'est tout à fait envisageable avec le Croscall Odyssey +.

 

Design et prise en main

 

Le Crosscall Odyssey + est un smartphone solide, fait pour les aventuriers. Ce dernier est assez imposant. 19 mm d’épaisseur, poids de 255 g… sur le papier, les mensurations font croire que l’on est en face d’une tablette compacte. Or il s’agit bel et bien d’un smartphone, pas une phablette. Les différents renforts en caoutchouc placés sur les tranches offrent une bonne sensation de tenue. Vous ne craindrez pas de lâcher inopinément le smartphone. Le constructeur français a placé une sorte de cache en caoutchouc au dos de l’appareil. Ce dernier est traversé par des rainures qui renforcent le sentiment d’adhérence et rassure encore plus dans la prise en main.

 

Croscall Odyssey +

Un caoutchouc tracé de marques qui ne sont pas sans rappeler les empreintes laissées par des pneus (de 4X4 par exemple). Une façon de donner encore plus un habillage "aventurier" et par la même de renforcer le sentiment de confiance une fois l'appareil tenu en main.

 

Certification IP68 oblige, les différents ports sont protégés par des caches directement rattachés à l’armature principale. Veillez à les refermer si vous tentez une immersion de l’appareil (pour tester ou faire une démonstration à vos amis). Cela reste ces caches qui garantissent le côté étanche du Crosscall Odyssey +.

 

Croscall Odyssey +

Voyez ici le cache qui protège le port du jack audio 3.5 mm.

 

Pour accéder au double slot SIM ou à l’emplacement Micro-SD (compatibilité jusqu’à 32 Go), il vous faudra retirer la plaque apposée à l’arrière du smartphone. Servez-vous du petit accessoire métallique fourni avec le Crosscall Odyssey +. Vous le trouverez dans la boîte.

 

Crosscall Odyssey +

Le Crosscall Odyssey + est accompagné d'un accessoire qui ravira les esprits aventuriers. Une sorte de mousqueton sur lequel vous trouverez une boussole. C'est également sur ce dernier que vous récupérerez le petit accessoire métallique permettant de déceler la plaque arrière.

 

Certes, le Crosscall Odyssey + ne fait pas partie des smartphones les plus “sexy” du marché. Il remplit cependant très bien son rôle d’appareil “casse-cou” et assume totalement son look aventurier.

 

Écran

 

Le Crosscall Odyssey + embarque une dalle 4 pouces affichant une définition WVGA de 800 x 480 pixels. Vous l’aurez certainement deviné, l’affichage n’est pas des plus fins. De par le renfort vitré apposé sur la dalle, le smartphone se révèle à l’usage assez sensible aux reflets et aux traces de doigts. Si vous êtes en extérieur ou dans une pièce où l’éclairage est puissant, pensez à augmenter la luminosité pour corriger les éventuels problèmes de vision.

 

Crosscall Odyssey +

La dalle 4 pouces est coincée entre les fameuses bandes noires qui auront tendance à étriquer la vision.

 

L’écran n’est certainement pas le point fort de l’appareil. Du fait de la faible résolution d’écran du Crosscall Odyssey +, quelques pixels se feront remarquer sur les icônes des applis de votre lanceur, sur le Web…

Bon point, les angles de vision sont étendus, mais au vu de la diagonale d’écran (4 pouces), l’appareil n’est pas pensé par exemple pour regarder à plusieurs une vidéo.

 

Le principal reproche à faire à cette dalle se situe sur la partie inférieure, dans la zone noire délimitant les boutons tactiles (Retour, Home, Paramètres…) et le début de votre écran (vos applications préférées lorsque vous êtes sur votre bureau principal). Cette zone se révèle des plus sensibles. Il est fortement conseillé de bien appuyé au centre de la touche tactile (par exemple Retour) pour éviter un lancement involontaire de l’application qui se trouve juste au-dessus.

 

Crosscall Odyssey +

Une sensibilité de la dalle qui handicape quelque peu l'utilisation des boutons tactiles intégrés à cette dernière. Un mauvais point pour l'ergonomie.

 

Interface et performances

 

Ici, c’est Android 4.3 Jelly Bean qui mène la danse. Pas d’excentricité à signaler ni de fonctionnalité innovante. La légèreté de la surcouche n’est pas sans rappeler ce qui est proposé sur la majorité des appareils Wiko. Quelques applications pas forcément indispensables ont été préinstallées sur le Crosscall Odyssey +. Un lecteur vidéo, une autre application d’appareil photo (Pourquoi ?), un gestionnaire de fichiers et c’est à peu près tout… l’utilisateur s’empressera de faire un tour sur le Google Play Store pour acquérir les utilitaires qu’il souhaite (lecteur vidéo, musique, jeux…).

Côté espace de stockage, 4 Go sont mis à votre disposition… sur le papier. En réalité, 2,5 Go sont réellement utilisables. Si vous comptiez installer en masse des applications ou même importer votre bibliothèque musicale sur le Crosscall Odyssey +, il vous faudra investir obligatoirement dans une Micro-SD. Le smartphone est fort heureusement compatible jusqu’à 32 GO.

Le processeur qui a la lourde de tâche d’assurer un niveau de réactivité optimal est le MediaTek MT6589, un quadruple-coeur cadencé à 1,2 GHz. 1 Go de RAM est là pour épauler ce de dernier. En utilisation normale, quelques saccades se manifesteront de temps en temps, rien de cependant insupportable. Si vous êtes un gamer chevronné, passez votre chemin. Pour faire fonctionner les titres en 3D en limitant la casse, l’appareil sera forcé de baisser la qualité des titres pour éviter les lags. Orientez-vous, dans ces cas précis, vers des œuvres vidéoludiques plus modestes ou investissez dans un appareil plus costaud.

Vous l’aurez deviné, le Crosscall Odyssey + n’est pas ce qui se fait de mieux en termes de performances. En revanche pour l’usage bureautique ou smartphone diront-nous normal (surf sur le Web, SMS/MMS, appels…) l’appareil s’en sort avec les honneurs. Un produit qui s’adresse avant tout aux professionnels.

 

Appareil photo

 

Le capteur photo embarqué sur le Crosscall Odyssey + est capable de saisir des clichés en 8 Mégapixels. Le résultat dépend évidemment des conditions de luminosité.

 

Crosscall Odyssey +

Un capteur photo capricieux qui s'en sort plutôt bien avec les clichés réalisés dans de bonnes conditions de luminosité.

 

Crosscall Odyssey +

Si le soleil n'est pas au rendez-vous, le capteur du Crosscall Odyssey + (à gauche) aura du mal à s'aligner sur des rendus obtenus avec des appareils hybrides (Fujifilm X-M 1, cliché de droite). Les résultats manquent cruellement de couleurs et d'éclats.

 

Croscall Odyssey +

Un zoom X 6 est de la partie. En poussant ce dernier à fond, l'image se pixellisera. Mieux vaut s'approcher de sa cible en se servant de ses pieds.

 

La capture vidéo en 480 p offre un rendu peu convaincant. La séquence filmée (que vous trouverez ici) affiche du bruit et le capteur a du mal avec les variations de luminosité.

 

 

Notre avis sur le Crosscall Odyssey +

 

Le Crosscall Odyssey + reste un bon appareil à classer dans la catégorie des appareils résistants et a le mérite d’être un des moins chers. Il trouvera son public auprès des professionnels habitués du terrain qui recherchent un smartphone capable d’assouvir leurs besoins spécifiques (Dual-SIM, solide, réactif sur les fonctions essentielles du smartphone, bonne autonomie…). Ceux qui recherchent un appareil plus polyvalent (notamment pour les jeux vidéo) se tourneront vers des Androphones plus classiques et oublieront le côté aventurier.

LES MEILLEURS PRIX

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FICHE TECHNIQUE

    • Dimensions
    • Hauteur : 139 mm
    • Largeur : 74,1 mm
    • Epaisseur : 19 mm
    • Ecran : 4 pouces
    • Poids
    • 255 g
    • Autonomie
    • Annoncé : 12 h en communication
    • Batterie : 2930 mAh Li-Poly
    • OS : Android 4.3 Jelly Bean
    • Mémoire : 4 Go + 1 Go RAM
    • Connectivité : Wi-Fi ; Bluetooth ; Micro-SD ; Micro-USB ; Dual-SIM
    • Processeur : MediaTek MT6589 quadruple-coeur 1,2 GHz
    • Appareil photo : 8 Mégapixels
    • Vidéo : 480 p

LES NOTES DE NOTRE LABO

Performance

7.5

Design

6.5

Ergonomie

6

Fonctions

7

Qualité/Prix

7

GENERAL

6.8
LES PLUS
  • IP68
  • Dual-SIM
  • Autonomie
 
LES MOINS
  • Résolution d'écran
  • Sensibilité de la dalle tactile
  • Poids
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Yann Peyrot

Auteur : Yann Peyrot