WhatsApp : une amende record de 50 millions d’euros ?

La DPC, autorité irlandaise de protection des données, pourrait infliger une amende record à WhatsApp et Facebook en raison d’un manque de transparence sur le partage des données entre les deux entreprises.

Vous connaissez probablement le sujet si vous nous lisez régulièrement. Il s’agit de l’un des dossiers chauds de ce début 2021, et nous vous résumer rapidement l’affaire. WhatsApp a annoncé début janvier une modification importante et obligatoire de ses conditions d’utilisations. Grâce à cette nouvelle politique, le service de messagerie instantanée va partager certaines données personnelles des utilisateurs avec Facebook, sa maison-mère.

L’annonce fait scandale et les utilisateurs décident de migrer par milliers vers la concurrence comme Signal ou Telegram. Histoire d’arrêter l’hémorragie, WhatsApp précise que les utilisateurs européens n’auront pas à partager leurs données avec Facebook, en vertu du RGPD, le règlement général sur la protection des données.

Dans une dernière tentative pour rassurer les utilisateurs, WhatsApp a enfin détaillé dans un post de blog les données qu’il allait partager avec Facebook. En réalité, seules les conversations des utilisateurs avec des entreprises seront susceptibles d’être collectées, afin d’améliorer notamment le ciblage publicitaire.

L’Irlande enquête activement sur Facebook et WhatsApp

Or, et comme nous l’apprends nos confrères du site Numerama, l’autorité de protection des données irlandaises, la DPC (pour Data Protection Commission), mène actuellement une enquête pour déterminer si Facebook et WhatsApp ont enfreint les exigences de transparence imposées par le RGPD. Il faut préciser que l’institution est en charge de l’enquête, car le siège social de Facebook (et par extension de WhatsApp) se situe en Irlande.

Cette investigation n’a pas été motivée par les récentes polémiques. Elle a été diligentée lorsque Facebook a choisi de modifier les conditions d’utilisations de WhatsApp pour autoriser le partage de certaines données des utilisateurs. Des données jusqu’alors exclues de toute collecte. Selon les résultats de l’enquête, la DPC pourrait être en mesure d’infliger une amende record à WhatsApp, dont le montant pourrait être fixé entre 30 et 50 millions d’euros. 

Tout dépendra des conclusions de l’IPC et de l’avis des autres autorités de protection européennes, qui en raison de l’importance de Facebook, ont un droit de regard sur le montant de l’amende. Outre cette sanction salée, la DPC pourrait également exiger que Facebook revoit la façon dont elle utilise les données des utilisateurs européens protégés par le RGPD. La décision de la DPC est attendue pour la fin de l’année 2021 au grand minimum.

Pour se protéger des incursion nous vous conseillons d’arrêter d’utiliser les services des GAFAM comme WhatsApp et Gmail par exemple et d’opter pour Signal et un Webmail chiffré comme ProtonMail à partir de 5 €/mois (la version gratuite est limitée à 500 Mo). Cette société Suisse fondée par des scientifiques du CERN est aussi à l’origine de ProtonVPN : un service qui va chiffrer l’ensemble de vos connexions à partir de 4 €/mois. Pour un VPN moins cher et tout aussi sérieux, CyberGhost propose un forfait imbattable à 2 €/mois. Vous avez toutes les cartes en main…

Source : Numerama


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