WhatsApp : l’Argentine dit non au chantage !

Les autorités argentines ont décidé de suspendre la modification de la politique d’utilisation de WhatsApp. Hors de question de partager les données des utilisateurs avec Facebook pour l’agence argentine de protection des données personnelles.

Comme vous le savez peut-être, la nouvelle politique d’utilisation de WhatsApp est entrée en vigueur en France depuis le 15 mai 2021. Pour résumer, avec ses nouvelles conditions d’utilisations, WhatsApp va inclure de nouveaux éléments liés à vos échanges avec des entreprises. Ces données seront transmises à Facebook, et elles serviront à améliorer le système de publicités ciblées du réseau social

Sachez que si vous décidez de ne pas accepter ces nouvelles conditions immédiatement, vous pourrez toujours profiter de l’application… Pendant un certain temps. En effet, passé plusieurs semaines, vous ne pourrez plus recevoir d’appels entrants, et WhatsApp cessera tout bonnement d’envoyer des messages et des appels sur votre smartphone. Vous l’aurez compris, il ne vous restera plus qu’à jeter WhatsApp à la poubelle, l’appli ne servant plus à rien.

Si WhatsApp a réussi à faire imposer ses conditions d’utilisation en France, ce n’est pas le cas en Argentine. En effet, l’agence argentine de protection des données personnelles a ouvert une enquête concernant le transfert des données entre Facebook et WhatsApp. Le temps de la procédure (6 mois), l’institution a ordonné la suspension de l’entrée en vigueur de la nouvelle politique de confidentialité.

L’Argentine décide de stopper WhatsApp

Notez que l’Argentine n’est pas le seul pays à avoir freiné les ardeurs de WhatsApp, c’est également le cas des États-Unis, du Brésil, de l’Inde et de l’Allemagne. Pour l’institution argentine (et pour nous d’ailleurs), le principal problème avec cette nouvelle politique est que Facebook pourra accéder à vos métadonnées : numéros de téléphone, historique d’envoi des messages, votre localisation ou encore la marque de votre smartphone. Bien entendu, ces infos seront utilisées à des fins publicitaires. 

Précisons toutefois que les utilisateurs français ne sont pas concernés par cette pratique, puisqu’ils sont protégés par le règlement général de protection des données, le fameux RGPD. Comme quoi, l’Europe ça a parfois du bon. Rajoutons que la position de l’institution argentine est justifiée. En effet, WhatsApp est présent sur 75% des smartphones du pays, il s’agit en d’autres termes de l’une des applications de messagerie les plus utilisées chez eux. De par l’importance de WhatsApp en Argentine, les autorités jugent que cette nouvelle politique représente un « abus de position dominante« , en contraignant les utilisateurs à la signer pour continuer à utiliser WhatsApp.

Source : RFI


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