Ukraine : Un « war bot » Telegram pour répertorier les troupes russes

Les Services de Sécurité de l’Ukraine ont mis à disposition un bot Telegram à l’intention de la population. Ce dernier permet à n’importe quel citoyen de donner des renseignements sur les troupes russes d’invasion : mouvements, équipements, personnels, etc.

La guerre en Ukraine se joue aussi sur le terrain d’Internet et des réseaux sociaux. Nous avions dernièrement vu comment le plus vaste pays d’Europe communique avec brio sur Internet, mais l’Ukraine veut se servir aussi de la population sur place pour repousser les forces russes.

Les Services de Sécurité de l’Ukraine (SBU) ont donc lancé un bot Telegram permettant à n’importe quel citoyen de renseigner la position géographique de l’ennemi pour coordonner les forces armées ukrainiennes.

La guerre 2.0

Il suffit de scanner le QR code pour lancer le bot. Voici le message qui accueille les Ukrainiens :

« Bienvenus ! En cliquant sur le bouton *Nouveau message*, vous avez la possibilité d’aider notre armée en ajoutant au bot des informations sur l’emplacement, le mouvement, le volume d’équipement militaire et le personnel de l’occupant ! ️

Assurez-vous d’indiquer les coordonnées géographiques de l’emplacement de l’ennemi ! Cette information sera immédiatement transmise au quartier général des Forces armées ukrainiennes. Les renseignements que vous fournissez seront utilisés pour frapper l’ennemi.

En appuyant sur le bouton *Cyber Front*, vous avez la possibilité de fournir des informations qui seront utilisées pour mener des cyberattaques sur l’infrastructure de l’occupant.

Partagez un MAXIMUM ! Que la victoire soit notre ! »

Le plus fameux là-dedans c’est que Telegram est l’œuvre de Pavel Dourov, un russe qui a mis les voiles depuis longtemps de peur d’avaler son thé de travers.

Une arme à double tranchant…

Par contre, nous nous posons une question terre-à-terre en ce qui concerne cette initiative : la contre-information. Qui empêche les Russes de communiquer de fausses informations sur le « war bot » ? Même si on se doute que l’armée ukrainienne ne prend pas pour argent comptant les renseignements recueillis par ce biais, le simple fait de pouvoir dénoncer librement la présence de chars ou de troupes au sol peut être contre-productif : risque d’embuscade, dissémination de renseignements contradictoires, etc. Dans un tweet, le SBU précise quand même :

« Chaque message est d’abord vérifié par le SBU, puis transmis à l’armée pour être validé. Veuillez envoyer les informations de manière claire et structurée. »

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