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Tracking et pistage médical : StopCovid obtient l’accord de la CNIL

La CNIL a donné son accord pour le lancement de StopCovid, sous plusieurs conditions néanmoins. L’autorité indépendante veut s’assurer de la sécurité du dispositif, et tient à ce que son utilisation reste basée sur le volontariat.

Comme vous le savez probablement, le gouvernement français travaille actuellement sur une application de pistage médicale appelée StopCovid. Cette solution numérique est censée accélérer le recensement des malades. En effet, via l’utilisation du Bluetooth, les utilisateurs pourront marquer et enregistrer chaque contact de la journée. En outre, les usagers recevront une alarme lorsqu’ils se trouvent à proximité d’une personne infectée par le Covid-19.

Cette application doit profiter d’une API, une interface de programmation, spécialement développée par Google et Apple. Alors que StopCovid est toujours en développement, le secrétaire d’Etat chargé du numérique Cédric O, a demandé à la CNIL (la Commission nationale de l’informatique et des libertés) de livrer son expertise sur les conditions de mise en œuvre et d’utilisation de l’application. Cédric O veut avant tout s’assurer que StopCovid respecte bien les règles édictées par le RGPD.

En ce dimanche 26 avril, l’autorité indépendante a publié son avis sur la question. Pour elle, l’application ne pose de pas de problème, à condition que son utilisation reste strictement basée sur le volontariat des utilisateurs. Le recours au Bluetooth pour effectuer le contact tracing garantit l’anonymat, puisque les échanges entre les smartphones incluent seulement la position à un moment précis. Aucune donnée personnelle ne sera envoyée. En outre, les personnes infectées seront indiquées via un pseudonyme, toujours dans un souci d’anonymat.

À lire également : StopCovid – Apple refuse d’utiliser le Bluetooth en permanence sur ses appareils

Encore beaucoup d’interrogations

Par ailleurs et comme le proposait l’association la Quadrature du Net, la CNIL se montre ferme sur le fait que le refus d’utiliser l’application ne doit pas entraîner des discriminations pour les non-utilisateurs comme un accès restreint aux tests sérologiques par exemple. Pour la CNIL, StopCovid pourra être déployée « si son utilité pour la gestion de la crise est suffisamment avérée et si certaines garanties sont apportées ». 

Enfin, l’autorité indépendante tient tout de même à rappeler au gouvernement que l’efficacité de StopCovid est d’ores et déjà soumise à de nombreux facteurs clés. Sera-t-elle disponible uniquement sur le Play Store et l’App Store ou bien sur d’autres markets places ? Qu’est-il des millions de personnes en France qui ne possèdent pas de smartphones mais seulement des features phones (téléphones classiques) ? Autre interrogation, en raison des sanctions américaines, les récents smartphones Huawei et Honor pourront-ils profiter de la solution de Google alors que ces appareils sont privés de Play Store ? Toutes ces questions demeurent pour l’instant sans réponse.

Source : Clubic


Auteur
Kevin Dachez

À la rédaction, Kevin s'occupe des News. Il est tellement bon le bougre qu'on a essayé de nous le voler plusieurs fois. Bon, à chaque enlèvement on nous le ramène. Il faut dire que, malgré ses qualités, Kevin est adepte des dégradés sous Photoshop qui sentent bon la crise d'épilepsie et la rupture d'anévrisme...

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