Test du Game & Watch The Legend of Zelda : un rubis de collection !

Le Game & Watch Mario Bros avait fait sensation l’année dernière. En reprenant la forme des mythiques jeux électroniques des année 80 tout en modernisant le concept, Nintendo avait fait mouche. Cette année, c’est au tour de Zelda avec pas moins de 3 jeux complets pour une cinquantaine d’euro. La magie opère-t-elle toujours ?

Après la franchise Mario, c’est Zelda que Nintendo sort des placards en cette fin d’année histoire de faire cracher quelques rubis aux 35-50 ans qui veulent retrouver un peu de leur jeunesse. Rappelons qu’à l’origine, la collection Game & Watch est une série de jeux électroniques à écran LCD sortis au début des années 80. Le concepteur avait eu cette idée très lucrative après avoir vu un salaryman jouer avec sa calculette dans le métro. Nintendo, qui connaît bien son affaire, a eu l’idée de ressortir ce design vintage en changeant la matrice à cristaux liquides et les décors dessinés par un écran LCD couleur. Dans le premier, on avait eu le droit à Mario Bros et à ses Lost Levels tandis que pour le second, c’est Link qui s’y colle… Au niveau de l’appareil, rien ou presque n’a changé : le minuscule haut-parleur, le port USB-C pour recharger la bête, la taille identique aux Game & Watch d’antan et l’écran de 2,36 pouces (6 cm). Nintendo a quand même ajouté deux boutons Start et Select, indispensables pour naviguer dans les inventaires des jeux et un joli Triforce lumineux au dos.

À lire également : Test du Game & Watch Super Mario Bros. : un monument dans la poche

Comme le précédent, ce Game & Watch propose quelques « cheat codes » et autres petits secrets à découvrir comme la possibilité d’avoir tous les cœurs dès le début de l’aventure ou d’accéder à la seconde quête du premier Zelda sans avoir terminé le jeu. It’s dangerous to go alone ! Take this.

Quelles pépites contient ce Game & Watch ?

► The Legend of Zelda

C’est le jeu qui a posé les bases de l’action-RPG. Sorti au Japon en 1986 sur le Famicom Disk System (un lecteur de disquettes pour la NES nippone) puis l’année d’après en occident sur support cartouche, The Legend of Zelda est un pilier du jeu vidéo. Alors certes, le titre a vieilli : l’intrigue se réduit au minimum, les couleurs à l’écran se comptent sur les doigts d’une main et le joueur n’est pas vraiment pris par la main, mais c’est « Zelda 1 » et il faut tout simplement y avoir joué si vous vous définissez comme un amoureux des jeux vidéo.

► Zelda II : The Adventure of Link

C’est un peu le vilain petit canard de la série. Sorti en 1987 , The Adventure of Link alterne phases d’exploration en vue de dessus et phases d’action en vue latérale à la manière d’un jeu de plate-forme. Miyamoto lui-même trouve qu’il est le Zelda le plus faible ou un « petit caillou dans sa chaussure » de son propre aveu. C’est pourtant un jeu qui ajoute des éléments plus « adultes » à la série avec une notion de points d’expérience, des PNJ nombreux, mais surtout une difficulté très élevée. Si vous n’avez pas connu l’original, vous aurez un peu plus de mal à « entrer dedans ».

► The Legend of Zelda : Link’s Awakening

On était en droit d’attendre « Zelda 3 », le A Link to the Past de la Super Nintendo, mais non. Nintendo a décidé de mettre le quatrième opus de la série et aussi le premier Zelda a être sorti sur une console portable : le Link’s Awakening, qui est aussi le premier Zelda…sans Zelda. Dans cet opus, Link se réveille sur le l’ile de Cocolint après un naufrage et il n’y a pas de trace de la princesse de toute l’histoire. Rappelons aussi que le jeu est sorti en 1993 sur la toute première Game Boy : il n’y a pas de couleurs et le jeu affiche seulement huit niveaux de gris. C’est un titre magique qui a su tirer le meilleur parti d’un hardware limité. Les graphismes sont fins et les musiques d’excellente facture, l’histoire est poétique et la difficulté va crescendo. Sans doute un des meilleurs Zelda 2D de la série. Il est juste un peu décevant que la version DX, sortie sur Game Boy Color avec la couleur et un donjon de plus, n’ai pas été ajouté avec un code.

► Le jeu Game & Watch «Vermin» de 1980

La version Mario Bros avait eu le droit au premier titre de la série des Game & Watch : Ball, sorti en 1980 et un peu remanié avec la tête de Mario en lieu et place de celle du personnage principal. Ici c’est la figure de Link qui est apposé sur le héros de Vermin, un jeu très basique où vous devez taper sur des poulpes (?) à coups de marteau. Comme avec Ball, les joueurs de moins de quarante ans risquent d’essayer une fois avant de l’oublier définitivement…

► Une horloge numérique et un « minuteur interactif »

Comme pour le Game & Watch précédent, cette version Zelda embarque une montre. On aura droit à des petites animations, mais il y a fort à parier que vous ne l’utiliserez jamais pour regarder l’heure. La version Super Mario avait cependant un problème qui a été corrigé : il est maintenant possible d’afficher l’heure sans avoir à laisser l’appareil branché. Par contre, la petite patte métallique qui permettait de faire tenir «debout» le dispositif est toujours absente de ce Game & Watch version XXIe siècle. À la place, la boîte en carton est « transformable » pour faire tenir l’objet sur une étagère ou un bureau. Il y a du mieux. Quant au « minuteur interactif », il s’agit d’une sorte de jeu d’arcade pour faire patienter le temps de cuire un œuf (nous ne voyons pas d’autre explication).

Notre verdict

Le premier Game & Watch de cette série proposait deux jeux mythiques avec une durée de vie énorme et ce second ne déroge pas à la règle. Certes, Zelda II est en retrait par rapport aux deux autres en termes de gameplay, mais si vous voulez boucler ces trois titres, il va falloir vous armer de patience. C’est l’occasion de redécouvrir des jeux mythiques et de les faire découvrir aux nouvelles générations. On pourra reprocher l’absence de A Link to the Past, mais ce serait chipoter… Attention, le jeu est en rupture un peu partout en ce moment. Nous l’avions précommandé à 49,99 €, mais des petits malins en profitent pour vendre le leur à des prix complètement fous. Soyez patients !

L’appareil qui a servi pour ce test n’a pas été prêté par Nintendo