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Test du capteur photo Sony DSC-QX10 : Capteur photo amovible peu fonctionnel

Sony commercialise depuis peu des capteurs photo amovibles. Le DSC-QX10, qui vise le grand public, vient se fixer à votre smartphone pour améliorer sensiblement la qualité des captures effectuées par ce dernier. Commercialisé à 199 €, ce module d'objectif pèche du côté de l'utilisation et des possibilités qu'il offre.
Simple gadget de plus projeté dans la dimension des smartphones ou véritable outil améliorant la qualité de vos photographies ? Le Sony DSC-QX10 relève le défi de faire mentir les inconditionnels de la photo. Ceux qui ne jurent que par leurs appareils réflex ou leurs hybrides. Sony tente de démontrer, à travers ces capteurs amovibles, qu’il est possible de capturer des clichés réussis depuis un smartphone. Pour en savoir plus sur l’univers de la photographie sur les appareils mobiles, n’hésitez pas à consulter notre décryptage mieux comprendre son smartphone : le capteur photo.

Le Design :

En déballant le capteur photo de son emballage (assez étrange, il faut avouer), vous serez surpris par le poids de la bête. Loin d’être léger (près de 136 g, au lieu des 105 annoncés sur le papier), il a pour habillage principal du plastique. Le port USB (dissimulé derrière le cache multi) est l’unique moyen mis à votre disposition pour recharger l’appareil. Vous accéderez à l’emplacement Micro-SD (jusqu’à 64 Go) ou Micro Memory Stick (jusqu’à 16 Go) en déverrouillant l’appareil grâce au bouton Lock. Côté boutons, l’utilisateur retrouvera l’inévitable On/Off, un bouton de déclencheur accompagné d’une gâchette permettant de joueur sur le Zoom.

Sony DSC-QX10
Le Sony DSC-QX10 vu du dessus. Cela donne un look assez "monstre de foires" à votre appareil. Ici c'est un Nexus 5 qui a été utilisé pour notre test.

Autre point de vue :

Sony DSC-QX10
Le Sony DSC-QX10 vu de face est tout aussi impressionnant.

D’une manière générale, aucune grosse faute de goût n’est à déclarer. Le modèle blanc (que nous avons testé) est, côté design,élégant. Le plastique qui ceinture le capteur n’est en aucun cas cheap.

Encombrement

Vous l’aurez compris au vu des photos présentées au-dessus. Le capteur Sony DSC-QX10 se veut compact et mobile. Certes, il se range dans une poche (qu’il déforme si vous portez un pantalon serré), mais il est encombrant. Il augmentera considérablement le poids de votre smartphone et vous obligera à tenir ce dernier bien fermement pour éviter toute chute.

Le Sony DSC-QX10 se fixe à votre smartphone grâce à deux bras rétractables (compatible pour les smartphones dont la largeur est comprise entre 54 et 75 mm et jusqu’à une profondeur de 30 mm). À vous de les tirer et de les ajuster en fonction de la taille de votre appareil. Nul doute que lorsque vous vous exécuterez vous aurez une période de doute tant les bras semblent fragiles.

Premiers pas

Le Sony DSC-QX10 nécessite l’installation d’une application tierce pour fonctionner : Play Memories Mobile, que vous trouverez sur le Google Play Store. Deux possibilités s’offrent à vous pour appairer votre smartphone avec le capteur. En usant de la connexion NFC (la méthode la plus fiable). Vous activez le NFC sur votre smartphone, vous lancez l’application PlayMemories Mobile. Au bout de quelques secondes, l’appairage sera effectif et l’interface de l’appareil photo apparaîtra sur l’écran de votre téléphone.

La seconde méthode, par Connexion Wi-Fi, est assez difficile à maîtriser et peu pratique à utiliser. Il vous faut allumer le capteur, puis vous connecter au réseau en rentrant manuellement le SSID et le mot de passe que vous trouverez sur la première page du manuel d’utilisation (ou à l’intérieur du cache de la batterie, si vous avez perdu le manuel). Ensuite, il vous faudra prier pour que la connexion s’effectue… en effet ce mde de connexion par réseau Wi-Fi impressionne par son instabilité. Cela fonctionne une fois sur deux. Ce niveau de connexion aléatoire vous fera réfléchir à deux fois avant d’investir dans un tel appareil. Vérifiez avant toute chose la compatibilité NFC de votre smartphone, cela vous évitera de vous arracher les cheveux lors de la terrible phase d’appairage…

L’interface du Sony DSC-QX10

Une fois l’appairage réalisé avec succès, vous serez directement envoyé sur l’interface de PlayMemories Mobile. Vous serez sans doute marqué par le peu d’option. Trois modes sont mis à votre disposition : Le programme auto, l’automatique supérieur ou le mode auto intelligent.

Sony DSC-QX10
Une interface qui facilite la prise de clichés simples... très simples.

Mieux vaut choisir dès le départ le mode auto intelligent. L’objectif n’a pas besoin de vous pour prendre de beaux clichés. En effet, vous ne trouverez aucun réglage à ajuster, hormis l’exposition en mode auto et la mise au point en touchant l’écran. Pas d’ISO, ni de contraste, ni de balance des blancs, ni de flash… le Sony DSC-QX10 fait tout tout seul, et le fait plutôt bien. Vous l’aurez donc compris. Le capteur s’adresse à un public amateur qui ne souhaite pas se prendre la tête avec des réglages pointus. Le public plus professionnel, qui aime prendre en considération les différentes contraintes pour sublimer les clichés, sera d’entrée de jeu rebuté par l’interface trop simpliste de l’application. Certaines applications de constructeur que l’on retrouve sur différents smartphones (notamment les appareils Sony) offrent des possibilités d’ajustement plus étendues.

Des améliorations à venir pour le DSC-QX10 :

L’année 2014 commencera plutôt bien pour les utilisateurs d’objectifs autonomes. L’application PlayMemories Mobile devrait connaître une mise à niveau pour accueillir de nouvelles fonctionnalités. Espérons que cela tire les possibilités de réglages de l’appareil vers le haut.

Qualité des clichés avec le Sony DSC-QX10

Petite précision : vous récupérerez les photos capturées à l’aide du Sony DSC-QX10 en branchant votre smartphone à votre ordinateur et en explorant le dossier PlayMemories Mobile.

Pour évaluer les capacités du Sony DSC-QX10 nous vous proposons une série de trois photographies prises sans et avec le capteur. Le smartphone utilisé est le Nexus 5, commercialisé par Google et fabriqué en partenariat avec LG.

Sony DSC-QX10
Cliché capturé avec le Sony DSC-QX10
Sony DSC-QX10
Cliché saisi avec le Nexus 5 sans le Sony DSC-QX10
Sony DSC-QX10
Photo réalisée avec le Sony DSC-QX10
Sony DSC-QX10
Capture réalisée sans Sony DSC-QX10
Sony DSC-QX10
Capture effectuée avec le Sony DSC-QX10. Le Zoom (x10) a été poussé à fond.
Sony DSC-QX10
Photo saisie avec le Nexus 5 sans Sony DSC-QX10. Le Zoom a été poussé à x3,9.

Le Sony DSC-QX10 améliore sensiblement la qualité de vos captures. Ainsi il devient réellement possible de prendre de belles photos, et ce même si votre smartphone (et le capteur intégré qu’il embarque) est des plus modestes. Là où le capteur portable de Sony s’en sort le mieux, c’est avec les photos en extérieur (type paysage). D’une manière générale, le capteur amovible saisit mieux les détails de vos modèles. Le Zoom (x10) offre également beaucoup plus de possibilités en termes de capture à distance. Il est vraiment dommage que les réglages soient réduits au strict minimum…

La vidéo n’est pas le point fort de l’appareil. Avec un appareil aussi grand, il est dommage que l’utilisateur soit cantonné au 720 p. À noter que vous êtes obligé d’insérer une carte mémoire dans le capteur amovible pour pouvoir profiter de cette fonctionnalité.

Les rendus ne sont pas les meilleurs du marché. L’autofocus peine à se réaliser et l’interface a tendance à souffrir de ralentissements. Si votre smartphone capture également en 720 p, utilisez plutôt ce dernier.

Verdict

Même s’il est loin d’être parfait, l’objectif Sony DSC-QX10 a le mérite d’être le premier objectif amovible qui tire vers le haut la qualité de vos clichés. De nombreux écueils assombrissent cependant le tableau. Un prix élevé (199 €), une autonomie ridicule comprise entre 220 et 110 min  (selon votre usage), des possibilités de réglages trop minces (même si l’appareil vise les débutants), un encombrement assez important et une ergonomie qui n’aide pas vraiment l’utilisateur… Vu qu’il faut toujours un début à toutes les expérimentations, considérons le capteur de Sony comme un essai. Celui qui ouvrira la porte à d’autres modèles plus performants. En attendant, pour le prix, mieux vaut s’orienter vers des appareils numériques d’entrée de gamme. Plus endurants, plus performants et surtout plus pratiques que le Sony DSC-QX10.

Retrouvez les spécificités techniques du capteur photo DSC-QX10 en suivant ce lien.