Faut-il craquer pour les tablettes low cost ?

Dans la jungle des tablettes Android, il arrive de tomber sur des appareils aux prix vraiment alléchants, entre 40 et 100 euros. Mais est-ce véritablement une bonne affaire ?

Samsung, Sony et consorts ne sont pas les seuls constructeurs de tablettes Android. Si l’on vous dit Takara, Logicom, IT Works ou encore Lazer ? Jamais entendu parler ? Pourtant, ces fabricants proposent des tablettes à des prix défiant toute concurrence : à partir de 45 euros pour les moins chères, sachant que pas mal de modèles sont accessibles entre 50 et 90 euros, en cherchant sur le Net. Une broutille face aux centaines d’euros à débourser pour les plus connus.

Examinons ces appareils de plus près. Tout comme dans le haut de gamme, on note une assez forte similitude entre les tablettes «low cost». Pour les prix les plus bas, vous aurez droit à un écran 7 pouces en 800 x 480 pixels (1024 x 600 pour les modèles 10.1 pouces), un processeur mono-cœur cadencé à 1 GHz ou 1,2 GHz, 512 Mo de RAM et 4 Go d’espace de stockage. Parfois, il y aura un port Micro-SD pour étendre la faible capacité de stockage (n’espérez pas avoir 4 Go de mémoire comme annoncé, puisque le système et les applications pré-installées en mangeront une bonne partie, variable selon les modèles).

Pour quelques dizaines d’euros de plus, vous pouvez vous procurer des modèles plus grands, de 10.1 pouces, dont les caractéristiques seront à peu près le double de celles sus-citées.

Des défauts assez nombreux…

En toute logique, les tablettes «low cost» proposent une fiche technique de qualité très moyenne. Elles rempliront les usages les plus basiques : Internet, réseaux sociaux, mails, voix sur IP (type Skype), lecture d’e-books… Oubliez les jeux 3D gourmands qui tourneront à 2 images secondes. Plus généralement, la réactivité de l’engin sera l’un des problèmes majeurs auxquels vous pourrez être confronté. Naviguer sur une tablette peut vite s’avérer désagréable lorsqu’il faut attendre plusieurs secondes entre le mouvement de notre doigt sur l’écran et le résultat sur l’appareil.

Takara :  Moins de 50 euros pour cette tablette Android 7 pouces
Takara : Moins de 50 euros pour cette tablette Android 7 pouces

Autre souci de taille : l’autonomie. Les batteries embarquées sont souvent de faible capacité, ce qui vous poussera à une utilisation plus sédentaire de la tablette, à proximité d’une prise électrique pour y brancher le chargeur.

Et le Google Play Store ?

Les tablettes low cost peuvent, selon les modèles, présenter un problème de taille : l’absence du Google Play Store. Vérifier la compatibilité avec le magasin d’applis de Google est donc une priorité. Méfiez-vous en particulier des tablettes possédant un store dédié, comme le Takara Store, plus limité.

Enfin, sachez qu’il y a peu de chance de voir les mises à jour d’Android arriver sur une tablette «low cost». Au mieux, vous devrez attendre longtemps, ce qui dans l’intervalle vous empêchera de profiter de certaines applications non compatibles.

… Mais quelques qualités

Une tablette à bas prix peut malgré tout être un bon investissement, suivant son destinataire. Pour un usage familial, il est moins risqué de confier un appareil à 40 euros à un enfant en bas âge. D’abord parce que l’épaisseur de l’engin (les tablettes plus chères sont plus fines) la protégera des chocs et des chutes. Ensuite, si casse il y a, la perte financière sera minime, et enfin parce qu’elle reste simple d’utilisation, sans surcouche envahissante.

L'Asus MeMo Pad HD7, un exemple de tablette entrée de gamme performante, mais plus chère (130 € environ)

Notre avis

D’abord, bien réfléchir à l’usage que vous ferez de votre tablette avant de l’acheter, au risque de vous retrouver vite limité par ses capacités. Si votre budget vous le permet, il existe de bonnes tablettes d’entrée de gamme, entre 130 et 150 euros, comme la série Iconia Tab d’Acer ou certains modèles Asus et Archos. Elles vous seront utiles plus longtemps et l’investissement sera ainsi rentabilisé.