Sites pornographiques : le contrôle d’identité via carte de crédit obligatoire pour regarder des vidéos ?

Comment interdire l’accès aux sites pornographiques aux mineurs ? Cela pourrait passer par l’obligation d’y entrer ses numéros de carte bleue pour contrôler l’identité et surtout l’âge des internautes.

Le mois dernier, un rapport sénatorial sur la pornographie a exposé des chiffres qui font un peu froid dans le dos. Selon ce dernier, 36 % des garçons de moins de 13 ans ont déjà été exposés à des images pornographiques. Encore plus alarmant, il semblerait qu’un jeune de moins de 15 ans sur trois se rende chaque mois sur un site « pour adulte ». Alors comment éviter que le phénomène continue ? Le gouvernement a une idée derrière la tête.

Pornographie : donne tes codes !

Il est vrai que faire son éducation sexuelle en se basant sur le visionnage de contenus pornographiques peut légèrement biaiser la réalité. A la question « Les biaisés, comptez-vous ? », la secrétaire d’État à l’Enfance Charlotte Caubel aimerait répondre « Zéro. » et s’est exprimée à l’Assemblée nationale mardi devant la Délégation des Droits de l’enfant. « On va faire bouger les choses assez sérieusement. » a-t-elle ainsi assené. Son idée : demander l’obligation d’entrer des codes de carte bleue pour avoir accès aux contenus des sites pour adulte. Même si elle a conscience que cela n’arrêtera pas les plus malins, elle sait aussi que l’impact sera bien réel sur certains.

« On nous oppose que ce ne serait pas un filtre parfait, mais déjà si on peut protéger 30 ou 40 % (des mineurs), soyons pragmatiques. Mon enfant, quand il utilise sa carte bleue, j’ai une alerte, je verrai si c’est sur Youporn ou sur McDo. […] Nous sommes le quatrième pays producteur d’images pédopornographiques. […] Jusqu’à quand devons-nous attendre pour ouvrir les yeux ? »

La secrétaire d’état s’est montrée très préoccupée, confiant que la pornographie  « détruit nos enfants de l’intérieur » et, surtout, est un des arguments majeurs qui contribue à ne pas briser la « chaîne des violences sexuelles que nous continuons à nourrir » .

À voir maintenant si cette proposition ira jusqu’au bout et comment les acteurs du secteur pour adulte réagiront face à elle.


Laisser un commentaire