Sex-Toys connectés : les meilleures créations présentées au CES 2020

Les sex-toys connectés ont fait leur grand retour pour cette édition 2020 du CES, après avoir été bannis du salon en 2019. L’occasion d’allier plaisir et technologie

Difficile de les trouver dans les allées du salon, et pourtant les sex-toys connectés ont fait un retour vibrant (sans mauvais jeu de mot, enfin si peut-être) et tonitruant au CES 2020 de Las Vegas. Pourtant, ces objets qui allient recherche du plaisir et technologies étaient persona non grata en 2019. Petit récapitulatif. Lora DiCarlo, conceptrice du vibromasseur « Osé », reçoit le prix de l’Innovation Award en marge du salon. Une fierté de courte durée, puisque deux mois avant l’ouverture du CES, le CTA (Consumer Technology Association), l’organisme en charge du CES, décide de lui retirer sa récompense.

Le motif ? Le vibromasseur « Osé » est considéré comme « immoral, obscène, indécent, profane ou en contradiction avec l’image de la CTA ». Des propos polémiques qui ont déchaîné les foules, à tel point que le CTA n’a pas eu d’autres choix que de faire machine arrière et rendre son prix à Lora DiCarlo. Tableau des scores : ouverture du mœurs 1 point, culture puritaine 0 point.

Grâce à cette polémique donc, les stands dédiés aux sex-toys ont donc fait leur retour au salon de Las Vegas. Même s’ils ne sont pas nombreux (5 au total), chacun a pu profiter d’une visibilité accrue pour présenter ses produits. La mieux lotie reste tout de même Lora DiCarlo, qui s’est vu attribuée un stand en plein milieu du salon, en guise de « réparation ». On y retrouve le vibromasseur « Osé » primé. Ce petit bijou de technologie utilise des technologies de micro-robotiques avancées pour imiter les sensations produites par le touché d’une bouche, de la langue et des mains.

Le sex-toy « Osé » crée par Lora DiCarlo

Parmi les autres créations aperçues au CES 2020, le « Onda » robot masseur du poing G et le « Baci », un stimulateur clitoridien connecté, ont fait sensation. Ces deux objets seront vendus aux alentours des 300$ pièce. Anna Lee, conceptrice du sex-toy Lioness, est en lice pour obtenir le prix du gadget de l’année. Pour rappel, Lioness est un jouet sexuelle couplée à une application Android et iOS. Grâce à une multitude de capteurs, l’appareil va en apprendre plus sur votre manière de prendre du plaisir et vous donnera des conseils pour obtenir des orgasmes plus forts et plus intenses.

On espère en tout cas que ceux qui œuvrent pour allier plaisir, ingénierie et nouvelles technologies soient bien plus présents et mieux représentés lors du CES 2021. Hormis celui de Lora DiCarlo, tous les autres stands dédiés aux sex-toys étaient parqués au fin fond du halle santé et bien être du salon. Comme si le CTA n’arrivait pas encore à assumer la présence de ces exposants, qui représentent tout de même un marché qui a rapporté près de 24,6 milliard de dollars en 2018. Il serait temps de s’ouvrir un peu plus non ?