Risques et dangers de la 5G ? On n’est pas plus avancés.

L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a présenté un rapport national censé aider l’État à définir les conditions de déploiement de la 5G en France.

Alors que le déploiement de la 5G devrait se faire d’ici quelques mois, l’ANSES, en collaboration avec l’ANFR, ont été saisies en février 2019 par les ministères en charge de la santé, de l’environnement et de l’économie afin d’évaluer les risques potentiels liés à la 5G. Les deux principales préoccupations reposent sur les nouvelles fréquences et bandes sur lesquelles seront ouvertes la 5G.

Pour rappel, les diverses technologies de communication existantes (3G, 4G, wi-fi…) utilisent des fréquences de 0,8 à 2,45 GHz sur les bandes allant jusqu’à 24GHz, avec la 5G la fréquence montera jusqu’à 3,5GHz dans la seule bande mise à disposition 26,5-27,5 GHz.

État des lieux des recherches

Plusieurs chercheurs semblent peu inquiets des impacts de toutes ces ondes, les résultats ne peuvent être définitifs compte-tenu du manque de recul, du manque d’échantillons et de la constante évolution des technologies.

Yves Le Dréan de l’INSERM Rennes estime que si « les effets hypothétiques existent, ils sont de très faible ampleur et ne dépassent pas la capacité des cellules à s’autoréparer ! », en parallèle Brigitte Lacour épidémiologiste estime que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui « classe les rayonnements électromagnétiques parmi les cancérigènes possibles » manque d’échantillons pour corroborer ces affirmations, quant à Olivier Merckel, chef de l’unité Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements à l’Anses à Maisons-Alfort affirme que si « la 5G a des effets biologiques propres, ce ne sera sans doute pas sur le cerveau, mais bien plutôt sur des tissus de surface : la peau, l’œil ou le tympan. »

Lancement en France

Malgré certaines inquiétudes, l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) communément appelé gendarme des télécoms a lancé fin décembre 2019 la procédure d’attribution de fréquences dans la nouvelle bande 3,5 GHz. Entre 5 et 10 villes françaises vont donc se voir attribuer des créneaux d’utilisation de la 5G.

Pour autant, l’ANSES rappelle « la nécessité de disposer du maximum d’informations techniques de la part des industriels impliqués afin d’être capable de définir des scénarios d’exposition des populations, en collaboration avec l’Agence nationale des fréquences (ANFR), et d’évaluer l’impact sanitaire éventuel ».

En conclusion, guère plus d’informations ou de résultats probants, les recherches se poursuivent et l’ANSES devrait fournir un rapport « définitif » qui sera rendu public au premier trimestre 2021. En attendant et selon votre lieu de résidence vous aurez peut-être accès à cette technologie 5G !

Source : Lepoint.fr