Obsolescence programmée : l’indice de réparabilité obligatoire en 2021

Dès le 1er janvier 2021, l’indice de réparabilité deviendra obligatoire en France. On vous explique ce que cela va changer.

Dès le 1er janvier 2021, l’indice de réparabilité deviendra obligatoire en France. L’Assemblée nationale vient de voter ce mardi 24 novembre à la quasi-unanimité la mise en place de ce nouvel outil, qui permettra de favoriser la réparation et de lutter contre le gaspillage. Mais en quoi cet indice de réparabilité va-t-il consister ?

Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique, résume cet outil comme une façon « d’avoir un choix plus éclairé » pour les consommateurs soucieux de l’environnement. Avec cette mesure, le gouvernement espère augmenter le nombre de réparations effectuées sur des produits électriques et électroniques en France. En 2020, seulement 40% des produits de ce type sont réparés par le constructeur ou des sociétés spécialisées. L’objectif de faire passer ce pourcentage à 60% d’ici 5 ans. 

Tout comme l’étiquette énergétique, qui permet de voir facilement la consommation électrique d’un appareil avant de l’acheter, cet indice de réparabilité montrera « à quel point l’objet sera facilement réparable ou non », comme l’explique la député LREM Véronique Rioton dans les colonnes de l’Express.

5 critères et une note de 1 à 10

Cet indice prendra la forme d’une note entre 1 et 10, et elle sera définie selon cinq critères précis. Sera évaluée en premier lieu la qualité de la documentation fournie par le constructeur. Ensuite, l’accessibilité des outils nécessaires à la réparation de votre appareil. En troisième position vient la disponibilité des pièces détachées.  Puis le rapport entre la pièce détachée la plus chère et le prix initial du produit. En d’autres termes, s’il n’est pas moins cher de racheter le produit plutôt que de le réparer. Et enfin, le cinquième critère, qui reste optionnel et variable selon le produit.

Dans le cas d’une machine à laver par exemple, il s’agirait du nombre de cycles tandis que sur un smartphone ou un PC portable, il s’agira plus tôt de la durée du support logiciel. Pratique, notamment lorsque l’on sait que plus de quatre consommateurs sur dix sont propriétaires d’un appareil dont l’OS est dépassé.

Grâce à cet indice, le gouvernement espère réduire drastiquement la production des déchets, allonger la durée de vie des objets et d’utilisation des produits ou encore lutter plus efficacement contre l’obsolescence programmée. En outre, cela va permettre de créer de l’emploi dans le secteur de la réparation, l’ennemi numéro un de l’hyper-consommation. Le gouvernement espère également pouvoir inciter les constructeurs à modifier leur manière de produire, en faisant en sorte de rendre leurs appareils bien plus faciles à réparer. Ce n’est pas gagné.

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Source : L’Express


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