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Malwares sur Android : le rapport obscur de BitDefender !

BitDefender sonne l'alarme : le taux d'infection par des malwares sur Android aurait encore progressé ! Des informations à prendre avec des pincettes.
BitDefender sonne l'alarme : le taux d'infection par des malwares sur Android aurait encore progressé ! Des informations à prendre avec des pincettes.

BitDefender sonne l’alarme : le taux d’infection par des malwares sur Android aurait encore progressé ! Des informations à prendre avec des pincettes.

Une fois encore, BitDefender nous présente un rapport sur la progression des malwares sur le système Android, et une fois encore, ce rapport se révèle des plus alarmants. Plus de 30% des smartphones Android seraient ainsi infectés. Les principaux responsables : l’adware ANDROID.ADWARE.MULAD.A, présent dans 29,89% des appareils, et le malware « Battery Doctor », en seconde place avec un taux d’infection de 23,37%.

S’il est toujours bon de rappeler que oui, les malwares existent sur Android et que oui, il est important d’être prudent, l’installation d’un anti-malware n’étant pas du luxe, quelques points de ce rapport laissent tout de même sceptiques.

Tout d’abord, on aimerait bien en savoir plus sur cet ANDROID.ADWARE.MULAD.A. Bitdefender nous dit qu’il s’agit d’un « adware astucieux », mais encore ? Quel est son mode opératoire ? Comment a-t-il bien pu faire pour se propager sur 29,89% des appareils Android étudiés quand on sait que contrairement à Windows, les malwares ne peuvent pas se propager d’un téléphone à un autre ? Si un vrai risque est encouru, pourquoi ne pas nous apprendre à nous en prémunir ?

Un rapport larvé

Le taux d’infection de Battery Doctor est lui aussi intrigant. Pour rappel, Battery Doctor est une fausse application de gestion de la batterie qui vole en réalité les données de l’utilisateur et affiche quantité de pop-ups publicitaires. Le hic, c’est que ce malware a été découvert en Octobre 2011 et que l’application a par conséquent rapidement été retiré de l’Android Market, comment alors pourrait-elle se retrouver en mai 2012 sur près d’un quart des appareils ? On pourrait penser que six mois sont suffisant pour réaliser qu’une application ne marche pas comme elle le devrait, et l’hypothèse que Battery Doctor ait été téléchargée en masse sur des markets alternatifs est douteuse, d’autant que des applications d’économie de batterie qui fonctionnent vraiment sont disponibles gratuitement sur Google Play.

Bref, sans remettre en question ces chiffres, on aimerait en savoir plus sur cette étude de BitDefender. Combien d’appareils ont-ils été analysés ? Comment ceux-là ont-ils été choisis ? Car en lisant de tels rapports on finirait par penser que les marchands d’antimalwares sur Android cherchent plus à effrayer qu’à informer.

Written by Pierre Corbinais