Les milliards de Google pour Bruxelles !

Alphabet, société mère de Google risque de se passer de 10% de son dernier chiffre d’affaires (environ 136 milliards de dollars en 2018) pour payer une amende dont le montant maximum pourrait atteindre plus de 12 milliards d’euros, selon le Financial Times. Ce serait la troisième condamnation par la Commission Européenne du géant américain du Web.

En 2017 il avait déjà dû payer la modique somme de 2,4 milliards d’euros pour Google Shopping et 4,3 milliards en juillet 2018 pour le système d’exploitation Android, deux affaires mettant en avant un abus de position dominante.

Cette fois, c’est AdSense la branche publicitaire qui serait en cause. En effet, Google aurait profité de sa position dominante pour privilégier ses services publicitaires aux détriments de ses concurrents. Malgré l’évolution en 2016 permettant à des sites et partenaires tiers d’apparaître, ceux-ci étaient tout de même contraints de concéder les meilleurs emplacements aux publicités Google et devaient demander l’autorisation à Google avant de modifier l’affichage de publicités contextuelles concurrentes sur leurs pages.

Le verdict de l’enquête européenne sera rendu public par la commissaire en charge de la concurrence, Margreth Vestager, et précisera le montant réel de l’amende d’ici à la fin de semaine. Rien n’indique que le géant acceptera cette condamnation, au contraire, sachant qu’il a déjà fait appel pour les deux amendes précédentes et qu’il semble soutenu dans ses recours par le Président Donald Trump selon un Twitt de juillet 2018 précisant que « l’Union Européenne profiterait des Etats-Unis mais plus pour longtemps ! »

Cependant un recours n’empêche pas une amende d’être payée, Google aura beau faire appel, les sommes peuvent être réclamées par la Commission et bloquées sur un compte bancaire dans l’attente d’une décision finale, de même des mesures correctrices doivent être appliquées afin de répondre aux accusations.
A noter que le montant de ces amendes alimentent le budget communautaire qui permet de réduire la charge fiscale des particuliers.