Les « antivax » de chez Google ne veulent pas se laisser faire

En novembre dernier, l’administration Biden a décidé de forcer les employés travaillant dans des entreprises de plus de 100 personnes à se faire vacciner. Un peu radical pour le « Land of the Free », non ? Bien sûr Google fait partie du lot, mais certains employés ne l’entendent pas de cette oreille…

Avant même que l’obligation vaccinale soit réellement adoptée, Google a décidé d’anticiper. Comme la compagnie compte plus de 100 employés dans la plupart de ses bureaux à travers les États-Unis, les travailleurs vont devoir prouver qu’ils ont bien été vaccinés. Ils ont jusqu’au 13 janvier pour montrer une preuve de vaccination, une exemption médicale ou religieuse. Et oui, car aux USA, le sujet de la religion est très sensible et de nombreuses personnes hostiles au vaccin utilisent avec succès cette « carte joker« .

Les télétravailleurs font aussi partie du lot puisqu’ils seront, comme avant la crise, obligés de venir quelques jours dans la semaine dans les bureaux. Après le 13 janvier, c’est la descente aux enfers : congé payé pendant 30 jours puis congé sans solde et enfin licenciement. Un peu radical tout de même quand on sait que cette loi du gouvernement Biden est toujours en suspens puisqu’elle contrevient à des dispositions prises localement par certains États et que le congrès est très divisé à ce sujet.

Google fait du zèle…

Pourtant Google part bille en tête. Le vice-président de Google chargé de la sécurité a même déclaré qu’en raison des activités de l’entreprise liées avec le gouvernement fédéral, tous les employés devaient être vaccinés. Même ceux qui travaillent chez eux. Logique. Et pas de tests hein ! Ben non, tester c’est tricher. Pourtant 600 employés ne sont pas d’accord avec la politique de l’entreprise. Dans un manifeste ils pointent du doigt le côté « coercitif » et biaisé de ces mesures.

Les auteurs écrivent que la position qui consiste à « interdire aux employés non vaccinés l’accès au bureau expose publiquement et éventuellement de manière embarrassante un choix privé ». Les auteurs ajoutent que cela viole les principes d’inclusivité de l’entreprise, mais ils s’opposent surtout à ce que leur employeur dispose d’un registre du statut vaccinal de ses employés. Selon le manifeste, cela pourrait entraîner l’entreprise sur une pente glissante, ouvrant la voie à d’autres mesures intrusives.

Voilà donc des ingénieurs CSP++ qui nagent en plein « complotisme antivax primaire ». Stupéfiant, non !?


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