La France veut supprimer l’anonymat sur les réseaux sociaux

Dans un amendement ajouté au projet de loi relatif au respect des principes de la République, des députés proposent d’étudier une éventuelle levée de l’anonymat sur les réseaux sociaux. La faisabilité et les conséquences d’une telle mesure vont également être examinées.

L’anonymat sur les réseaux sociaux est une question délicate, même si nous verrons qu’elle n’existe pas vraiment en fait. D’un côté, il permet à des activistes, des militants, des avocats, des lanceurs d’alerte, des opposants politiques, de s’exprimer sur les réseaux sociaux sans craindre d’éventuelles représailles. D’un autre côté, il offre aux racistes, aux homophobes ou aux antisémites un moyen de déverser leur venin sans risquer quoi que ce soit.

De fait, il était inévitable que nos parlementaires se penchent sur la question à un moment ou un autre. Selon la journaliste Sabine Blanc, spécialisée dans les politiques publiques du numérique, 17 parlementaires ont proposé un amendement au projet de loi relatif aux respects des principes de la République.

« Évaluer les conséquences de la levée de l’anonymat »

Dans cet amendement, ces députés, dont la plupart sont issus de la majorité gouvernementale, demandent que l’exécutif remette un rapport au parlement dont le but est « d’évaluer la faisabilité et les conséquences de la levée de l’anonymat «  sur les réseaux sociaux. Ce rapport devrait être rendu dans un délai de 6 mois maximum après la promulgation de la loi relatif aux respects des principes de la République.

L’amendement affirme notamment que les réseaux sociaux et les sites communautaires en général « conduisent à de nombreux abus : diffusion de fausses informations, rumeurs infondées, tentatives de manipulation de l’opinion publique ». En outre, Facebook, Instagram, Twitter et consorts permettraient « de plus en plus souvent, de support à la diffusion de messages haineux et d’idéologies violentes ». Mais aussi de censures complètement absurdes lorsque les choses ne vont pas dans leur sens.

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Pour appuyer leur propos, les députés rappellent les cas quotidiens dans lesquels des individus n’hésitent à diffuser des informations d’ordre privées, familiales ou professionnelles pour nuire  et « porter atteinte à l’intégrité physique ou psychique ». Même si l’affaire n’a pas été évoquée, impossible de ne pas penser à l’assassinat de Samuel Paty. 

La diffusion de certaines informations le concernant sur les réseaux sociaux, comme le nom du collège où il travaillait, a facilité la tâche du tueur. Toutefois, les députés sont conscients que la levée de l’anonymat ne peut se faire, sans « étudier les conséquences sur la liberté d’expression ». Le rapport demandé devra justement s’attarder sur ce point, s’il est réalisé un jour. Le texte de loi dans lequel a été glissé cet amendement a été déposé le 9 décembre à l’Assemblée nationale. Il est en cours d’examen par une commission parlementaire, et son passage en séance plénière est attendu pour le mois de février.

Un VPN pour avoir l’esprit tranquille…

Mais rappelons, comme le martèle nos confrères de Numerama, que l’anonymat n’existe pas vraiment sur Internet. Certes, l’utilisation d’un VPN rend par exemple les choses compliqués, mais qu’en cas de délit en ligne, la police fait son travail  : en recoupant différentes informations, les malandrins sont vites attrapés. Ce qui pose problème c’est la quantité d’information à gérer et le peu de moyen des enquêteurs. Le pseudonymat tel qu’il est utilisé sur les plate-forme en ligne est le seul rempart pour protéger notre liberté d’expression et notre vie privée.

Vous ne faites rien d’illégal, mais vous n’avez pas envie de laisser de trace sur Internet ? C’est bien légitime. Les VPN sont des services qui permettent justement de chiffrer votre connexion, de changer d’IP comme bon vous semble et de vous protéger du « tracking ». Certes il est possible de se faire son propre VPN à la maison, mais il faut du matériel et des connaissances. Pour avoir l’esprit tranquille sur votre ordinateur, votre mobile et jusqu’à 7 appareils, le VPN CyberGhost propose les meilleurs prix tout en étant simple à utiliser : 2 €/mois (78 € à payer une une fois pour 3 ans de protection + 3 mois gratuits et 45 jours pour revenir sur votre décision).

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Source : Numerama


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