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Huawei : Trump change (presque) d’avis

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On savait que Donald Trump était le genre de président à changer d’avis sur un coup de tête, mais nous ne nous attendions pas à ce que l’histoire avec Huawei se règle aussi facilement. Même si la société chinoise est toujours sur la liste des bannis, l’exécutif américain a mis du coca dans son Jack Daniel’s...

Vous le savez depuis longtemps, les Américains soupçonnent Huawei d’espionner pour le compte du gouvernement chinois. Du coup, Donald Trump a interdit aux sociétés américaines de travailler ou de fournir du matériel à certaines sociétés, dont le géant Huawei. Nous en avions déjà parlé, mais pour agir de la sorte sans preuve il faut être sûr de son coup (avec des preuves non divulgables), un peu dingue (Trump aimerait qu’on croit qu’il est fou) ou avoir une idée derrière la tête. Bien sûr, il s’agissait d’histoire de balance commerciale et de conflit avec la Chine. L’affaire Huawei n’a été qu’un levier dans le bras de fer qui oppose Washington à Pékin. En marge du sommet du G20, Trump et Xi Jinping se sont mis d’accord sur les points qui fâchent : les Chinois vont acheter des produits américains et de leur côté les Américains vont se calmer sur les taxes sur les produits chinois. Mais ces deux là, fâchés il y a encore 2 jours, se sont reparlé car Xi Jinping a insisté pour que la «question Huawei» soit abordée en premier.

Huawei pourra utiliser des technologies américaines

Après cette table ronde, le président américain a donc déclaré que Huawei pourra utiliser des technologies américaines (Les Gapps comme YouTube, Gmail, Google Maps, mais aussi la licence des puces ARM ou les applis Facebook et WhatsApp) à condition que celles-ci ne constituent pas un problème de sécurité nationale. Il justifie sa décision en mettant en avant l’argument qui l’a fait élire : la question des emplois américains. La vérité c’est que de nombreuses firmes étaient mécontentes de cette mise à l’écart de Huawei et l’ont clairement fait savoir au chef des armées. Trump a écouté ses amis, mais a quand même su utiliser son influence pour avoir ce qu’il voulait. Pas mal pour un «fou», non ?