Fake News : les fausses informations explosent aux USA

La désinformation cartonne aux Etats-Unis. En décembre 2019, 10% des articles les plus consultés aux USA venaient de sites de « fake news. »

La désinformation fait partie des nouveaux fléaux d’Internet. Les fausses informations sont dangereuses, néfastes, et colportent des clichés et idées reçues. En clair, rien d’utile pour notre société. Plusieurs médias de la presse écrite et de la TV ont crée des services de fact-checking pour s’assurer de la véracité de leurs informations.

Les réseaux sociaux, terreaux idéaux pour les fake news, ont également mis en place certains garde-fous. Facebook par exemple a intégré une intelligence artificielle capable de détecter les deep fakes, ces vidéos truquées surprenantes qui clonent des personnalités pour leur faire dire des atrocités (entre autres).

Malgré ces mesures, les américains sont visiblement extrêmement friands de fausses informations. C’est en tout cas ce que révèle une étude de la start-up NewsGuard, spécialiste de la lutte contre la désinformation en ligne. Pour déterminer si un site abrite des fakes news, NewsGuard base son analyse sur plusieurs critères clés :

  • Présence d’informations clairement truquées ou déformées
  • Erreurs flagrantes non-corrigées
  • Articles non-sourcés
  • Orientation politique cachée ou peu claire
  • Propriétaires du site inconnus

En se basant sur ces points particuliers, NewsGuard atteste d’une sérieuse hausse de la popularité des sites de fausses informations aux Etats-Unis en décembre 2019. Ainsi, 10% des articles les plus consultés aux USA sur cette période provenaient de sites de fakes news. Soit une augmentation de 20% par rapport au mois de novembre.

Comme il n’y jamais de hasard, ce regain d’intérêt pour la fausse information survient au moment du lancement de la procédure d’impeachment ou de destitution du président Donald Trump. Les Américains semblent chercher du réconfort sur des sites qui attestent noir sur blanc que le président américain est blanc comme neige.

« Nous pensons que cela se produit au moment où l’actualité politique devient tendue. À mesure que les choses se polarisent, il y a une incitation accrue pour les gens à créer de la désinformation et un intérêt croissant pour ces articles », précisait Steven Brill, co-directeur général de NewsGuard, dans les colonnes du journal The Boston Globe.

Source : The Boston Globe