Facebook autorise les appels au meurtre… sur Vladimir Poutine

Sur les réseaux sociaux, il y a des règles et un compte peut vite se faire suspendre ou bannir si l’utilisateur ne les respecte pas. Racisme, antisémitisme, homophobie, appels au meurtre… Dans ce dernier cas, il y a maintenant une exception chez Facebook : Vladimir Poutine…

Le but de cet article n’est pas de nous apitoyer sur Vladimir Poutine, mais de dénoncer les règles à géométrie variable des réseaux sociaux et en particulier de celles de Meta, la maison mère de Facebook. Car figurez-vous qu’il est possible de souhaiter la mort de l’homme fort du Kremlin si vous êtes Ukrainien, Slovaque, Arménien, Estonien, Hongrois, etc. Bref, tous les pays alentours. Un « Death to Putin » (« Mort à Poutine ») est donc exceptionnellement autorisé du Facebook pour marquer son opposition à l’invasion violente des forces russes sur son voisin. Comme Meta a donné son autorisation, votre post ne peut pas être bloqué et votre compte ne sera pas suspendu. C’est aussi le cas pour le caniche de l’ancien du KGB, le très charismatique président du Belarus, Alexandre Loukachenko.

Les méchants, ils sont méchants

Même si on comprend parfaitement que les Ukrainiens aient bien envie de voir la tête de « Volodya » sur une pique ou dans un panier, le fait d’autoriser un appel au meurtre est fameux de la part du très « bien pensant » Facebook.

« Eux ils sont méchants, alors c’est bien de vouloir leur mort »

Tentez un « Death to Biden » en tant que citoyen américain et vous irez sans doute faire un petit tout sur l’île paradisiaque de Guantánamo avec un procès prévu en 2078…

Mais attention il y a deux règles à respecter : il ne faut pas préciser où et comment le tuer pour ne pas se faire bloquer ou suspendre.
Donc :

« Poutine, crève salope ! »OK
« Il faut buter Poutine chez lui avec une pelle à tarte »NON

Voilà, vous savez tout ce qu’il faut savoir. Merci Android-MT !

Le Kremlin lance une procédure judiciaire contre Facebook

Bien sûr la Russie n’allait pas en rester là et a ouvert une procédure au pénal pour « appels illégaux au meurtre et à la violence contre des citoyens de la Fédération de Russie ». Le bureau du procureur russe a déclaré : « Non seulement ce genre d’actions conduit à penser que la menace terroriste est permise, mais elle légitime l’incitation à la haine envers les citoyens russes ». Il a donc demandé à ce que la Cour reconnaisse Meta comme une organisation extrémiste et d’interdire ses activités en Russie. Une journée bien productive pour la société américaine.

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