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Coronavirus : le gouvernement fait appel aux start-up françaises pour contrôler le port du masque

masque technologies de surveillance
Crédits : Pixabay

Plusieurs start-up françaises travaillent sur des solutions technologiques pour contrôler le port du masque obligatoire. Certaines d’entre elles suscitent quelques inquiétudes concernant la vie privée des Français.

Alors que Twitter sort d’un week-end catastrophique après l’un des piratages les plus importants de son histoire, les Français ont l’obligation depuis ce lundi 20 juillet 2020 de porter un masque dans les lieux publics clos. En cas de non-respect des consignes, le contrevenant pourra se voir infliger une amende de 135 €. 

Seulement, comment s’assurer que l’ensemble des Français respecte bien la législation ? Le gouvernement ne peut pas assigner un policier à chaque lieu public dans l’Hexagone. De fait, l’exécutif pourrait s’appuyer sur différentes solutions technologiques mises au point par des start-up françaises. 

Certaines d’entre elles sont d’ores et déjà en phase de test. La start-up normande RedLab travaille par exemple sur des caméras qui embarquent un logiciel assisté par une intelligence artificielle. “il ne s’agit pas de reconnaissance  faciale. On reconnaît simplement la forme humaine derrière le masque, mais nous n’avons pas accès à l’identité des personnes filmées”, explique Virginie Ducable, chef de projet au sein de RedLab.

Pas d’images stockées, uniquement des données statistiques

D’après la responsable, aucune image des passants filmés n’est sauvegardée sur leurs serveurs. En revanche, la société collectera des données statistiques qui pourront servir au gouvernement. “Par exemple, s’ils constatent que trop peu de personnes portent un masque à un moment donné, ils pourront lancer automatiquement des annonces vocales incitant à respecter les consignes sanitaires”, précise-t-elle.

Quant à la société AérialTronics, elle développe actuellement des drones qui embarquent des caméras équipées d’une technologie similaire à celle de RedLab. “Notre solution vise à prévenir, pas à punir. On est complètement à l’opposé des clichés de répression associés à l’intelligence artificielle”, affirme Olivier Gualdoni, PDG de Drone Volt, maison-mère d’AérialTronics.

La création de RedLab va être testée dès cet été dans le réseau de transports en public de la ville de Rouen. Alors que cette phase de test n’a pas encore débuté, de nombreux établissements de santé, la SNCF ou encore les Zénith de Caen et de Rouen ont manifesté leur intérêt pour cette technologie.

La CNIL s’inquiète

En bon gendarme de l’informatique et des libertés, la CNIL s’inquiète de ces solutions qui représentent un risque pour la vie privée des Français. Pour l’institution française, ces technologies pourraient engendrer “un phénomène d’accoutumance et de banalisation de technologies intrusives, et d’engendrer une surveillance accrue, susceptible de porter atteinte au bon fonctionnement de notre société démocratique. 

Source : Le Figaro

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Auteur
Kevin Dachez

À la rédaction, Kevin s'occupe des News. Il est tellement bon le bougre qu'on a essayé de nous le voler plusieurs fois. Bon, à chaque enlèvement on nous le ramène. Il faut dire que, malgré ses qualités, Kevin est adepte des dégradés sous Photoshop qui sentent bon la crise d'épilepsie et la rupture d'anévrisme...

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