Attentat, tempête, incendie, accident nucléaire… Protégez-vous avec FR-ALERT !

Il était annoncé depuis quelques mois par le gouvernement, le dispositif d’alerte des populations FR-ALERT vient d’être déployé sur le territoire national. S’il reste encore quelques réglages à l’usage, cet outil s’annonce comme une petite révolution dans le milieu de la sécurité civile.

Comment fonctionne FR-ALERT ?

Après l’accident de l’usine Lubrizol le 26 septembre 2019, à Rouen, un mémorandum de sécurité et des systèmes d’alerte aux populations a été lancé par le gouvernement. En cause, la mauvaise circulation des informations de crise mettant en danger immédiat les résidents d’une zone sinistrée. Pour répondre à ce besoin, le ministère de l’Intérieur avait alors entamé la mise en place d’un nouveau réseau d’alerte complémentaire aux dispositifs existants (sirènes, réseaux radio et télé…).

La multiplication des crises, qu’elles soient d’origine naturelle, technologique ou issues d’une action humaine, a conduit à une réévaluation des dispositifs d’alerte et d’information des populations.
Ministère de l’Intérieur

Cet outil d’alerte et d’informations aux populations avait été annoncé il y a quelques mois par le gouvernement, le voici maintenant opérationnel. Le dispositif FR-ALERT couvre des événements allant de la catastrophe météorologique (tempêtes, inondations, incendies…), des incidents technologiques (SEVESO, nucléaire…), mais aussi les éléments de sécurité intérieure, comme les attentats.

Aucune application n’est téléchargée, après le flop d’un premier dispositif nécessitant de télécharger un outil spécifique. Tous les smartphones 4G et 5G recevront, en cas de déclenchement de l’alerte, une notification diffusée via des ondes spécifiques du réseau mobile. L’alerte repose sur la technologie de diffusion cellulaire et se répand via les antennes-relais d’une zone définie par les autorités publiques.

Il est important de souligner que tous les smartphones concernés reçoivent une mise à jour automatique pour être compatibles avec ces alertes.

Quel que soit votre portable, vous êtes susceptible de recevoir cette notification au son strident. Si votre portable n’est pas compatible 4G ou 5G, il faudra cependant activer les SMS géolocalisés.

Un fonctionnement national et local

Le système FR-ALERT repose donc sur la possibilité de diffuser à un échelon national ou local une alerte à la population. La décision de déclencher le dispositif revient au préfet, mais lorsqu’il s’agit d’un danger “affectant la totalité du territoire national ou une grande partie de celui-ci” alors la décision revient au Premier ministre.

Tornade
Tous les smartphones d’une zone seront alertés en cas de catastrophe, d’incident ou de situation de danger pour la population

La diffusion suit un processus en quatre étapes :

  • L’autorité administrative prépare le message sur le PAM (Portail d’Alerte Multicanal)
  • La notification est envoyée aux opérateurs pour diffusion immédiate
  • L’information est lancée dans la zone ciblée par les pouvoirs publics
  • L’ensemble des téléphones de ce territoire reçoivent la notification ; clients de l’opérateur, mais aussi personnes étrangères (touristes…)

Il est aussi possible pour les maires d’indiquer au préfet l’urgence de déclencher l’alerte. L’élu local, avec sa casquette de Directeur des Opérations de Secours, pourra ainsi transmettre le message ainsi que la zone concernée.

Encore des réglages à faire pour le système d’urgence

Annoncé le 18 octobre par le ministère de l’Intérieur, le dispositif s’annonce donc comme un outil puissant pour le territoire national, métropole comme outre-mer. Pour autant, il reste quelques réglages à faire.

Exemple le plus récent, la tornade ayant dévasté il y a quelques jours des zones d’habitations dans les Hauts de France. L’événement, pourtant concerné par le système, n’a pas eu droit à une notification locale. En cause, le caractère soudain de la tempête ainsi que la difficulté d’identifier une localisation par la préfecture.

Si ce premier événement n’a pas fait de victimes, heureusement, il faut tout de même espérer que les autorités locales vont se saisir de ce nouveau levier de sécurité civile au plus vite. Un outil avec un réel potentiel qui, on l’espère, ne rejoindra pas les étagères poussiéreuses des outils administratifs.


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