Applis de rencontres : fléau ou libération ?

Les applications de rencontres touchent un public toujours plus jeune et plus nombreux, non sans soulever quelques polémiques… mais ce n’est certainement pas une raison de se priver.

En 2014, selon une étude de Metaflake, 5,8 millions de Français se seraient connectés chaque mois à un service de rencontre, et plus de 50 % de ces connexions seraient par voie mobile. Outre l’essor grandissant de ces services (les utilisateurs n’étaient que 5 millions en 2011), ces chiffres prouvent que la rencontre en ligne a su embrasser les technologies mobiles, et que les Français «chattent» et se «matchent» aussi bien sur leurs PC que sur leurs smartphones.

Cette tendance, comme le rajeunissement des utilisateurs, en inquiète évidemment certains. Une étude britannique a ainsi mis en corrélation la propagation des infections sexuellement transmissibles et l’utilisation des applis de rencontres. L’étude a porté sur 7 184 hommes et a montré que les utilisateurs de Grindr ou Tinder ont été plus souvent testés positifs pour la chlamydia et la gonorrhée que ceux qui rencontraient leur partenaire de manière plus traditionnelle. Outre que cette étude a été réalisée sur des hommes se présentant d’eux-mêmes au centre de dépistage (et ayant donc eu des rapports à risque), elle laisse de côté un facteur important : le nombre de ces rapports.

Si ces applications permettent des rencontres plus faciles, elles vont par conséquent augmenter le nombre de rapports sexuels de leurs utilisateurs, et donc les risques qui leur sont liés. Mais sont-ce les applis de rencontres qui entraînent la libération sexuelle, ou la libération sexuelle qui entraîne leur succès ? Une chose est sûre : tant que tout le monde est consentant et que les précautions sont prises : il n’y a pas de mal à se faire du bien.

Les typologies d’applis de recontres

Les Classiques :

Les apps de rencontre classiques sont généralement le portage mobile de sites de rencontre eux-mêmes classiques. S’ils ne se revendiquent pas toujours comme tels, ils s’adressent généralement aux hétérosexuels de 35 à 55 ans en quête de «vraies» relations. Les classiques adoptent généralement le modèle économique de l’abonnement payant, bien qu’ils soient parfois gratuits pour les femmes.

Quelques classiques : Meetic, Adopte un mec

Les Casuals :

Ils représentent la nouvelle vague des applis de rencontre. Développés pour mobile exclusivement, ils s’inspirent des réseaux sociaux pour rendre la rencontre plus facile et plus directe, et optent bien souvent pour un modèle freemium (seules quelques fonctionnalités sont payantes). D’abord adoptés par les gays avec Grindr, les applis casuals sont aujourd’hui à la mode chez les moins de 35 ans.

Quelques casuals : Grindr, Tinder, Happn, Omegle

Les agences matrimoniales :

Les agences matrimoniales, ce sont les apps de rencontre «à l’ancienne», pour ceux qui n’ont pas que ça à faire de passer leurs journées sur l’appli à s’envoyer des charmes ou des likes. Une fois votre profil rempli, celles-là sélectionnent pour vous les hommes ou femmes les plus à même de devenir votre âme sœur. Pour les relations sérieuses seulement.

Quelques agences matrimoniales : Parship, eDarling

Les Libertines :

Les applis libertines ne cachent pas leur jeu : elles sont pour ceux qui désirent trouver des coups d’un soir (même si rien n’empêche par la suite de bâtir une relation). Chacune à sa spécialité : plans culs entre potes, rencontres infidèles, plans à trois… à vous de trouver celle qui vous faut, et des adultes consentants.

Quelques libertines : Down, Gleeden

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