Apple : la firme suspend les écoutes des utilisateurs de Siri

L’article du Guardian a eu son effet, et face à la levée de bouclier des consommateurs, la firme de Cupertino devait s’incliner.

La semaine dernière, Alex Hern, journaliste pour The Guardian, publiait un article sur l’engagement par Apple de sous-traitants pour écouter des bribes de conversations. Des discussions enregistrées par Siri, et envoyées ensuite à ces sociétés externes, dans le cadre de l’amélioration de la reconnaissance vocale. Ces entreprises devaient ensuite déterminer si Siri avait bien entendu et traduit l’extrait, ou s’il y avait des erreurs à signaler.

Selon l’un des témoins clés d’Alex Hern, les enregistrements ne sont pas reliés à des personnes et des identités et il est donc normalement impossible de remonter à la source. Néanmoins, ils peuvent très bien contenir des informations personnelles, comme des numéros de téléphones prononcés à haute voix, ou des coordonnées bancaires. Ce même témoin explique avoir reçu des extraits de personnes en train de faire l’amour ! On est plutôt loin de la politique maison du « Ce qui se passe dans ton Iphone reste dans ton Iphone ».

Apple forcé de suspendre son programme

Après la publication de l’article, la levée de bouclier a été immédiate, et de très nombreuses personnes se sont indignées d’avoir été mises sur écoute par le constructeur. Face à ce raz-de-marée, la firme de Cupertino a pris la décision de suspendre jusqu’à nouvel ordre son programme.

D’après un communiqué officiel du fabricant, Apple va procéder à une enquête pour tenter de déterminer comment les contrôles ont été effectués, et comment de telles dérives ont pu arriver. « Nous sommes déterminés à offrir une expérience Siri exceptionnelle tout en protégeant  la confidentialité des utilisateurs », assurait la marque à la pomme dans une déclaration faite à nos confrères de TechCrunch.

« Pendant que nous effectuons un examen approfondi, nous suspendons le contrôle de Siri au niveau mondial. De plus, dans le cadre d’une future mise à jour logicielle, les utilisateurs auront la possibilité de choisir d’y participer ou pas »Merci, mais non merci.