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Angry Birds, un bon outil pour vous espionner

L'agence de renseignements américaine, la célèbre NSA, et son homologue britannique, le GCHQ, se servent d'applications à succès pour espionner et collecter des données sur les utilisateurs. Angry Birds, Facebook ou même Google Maps... de nombreuses applis se révèlent être des mouchards.
Quoi de mieux, pour vous détendre, qu’une petite partie d’Angry Birds ou une séance de réseautage sur Facebook, depuis votre smartphone. Ces actions, aussi anodines soient-elles, permettraient aux services de renseignement américains et britanniques, la NSA et le GCHQ, de vous espionner et de rassembler des données personnelles vous concernant. Le New York Times a révélé dans ses colonnes que les sulfureuses organisations spécialisées dans l’écoute, la National Security Agency et le Government Communications Headquarters, se serviraient de nombreuses applications connues (et très utilisées) comme mouchards pour espionner les braves citoyens. Ces informations qui éclaboussent encore une fois la NSA (déjà à l’origine du programme de surveillance électronique PRISM) s’appuient sur la base de documents récents transmis par l’ex-agent du service de renseignements américain Edward Snowden.

Angry Birds, mais pas que…

Des dizaines d’applications seraient concernées par cette affaire. Dans un rapport de la NSA datant de 2010, et compris dans la base de documents fournie par Snowden, la tristement célèbre organisation de renseignements définit la surveillance de ces applis comme une « pépite ». Pourquoi ? Une fois lancées, ces applications collecteraient des données personnelles concernant l’utilisateur (localisation, carnet des contacts, journal d’appels ou même le statut marital…). La NSA et le GCQH interviennent après en récupérant ces mêmes données pour les inclure dans un vaste programme de collecte et d’espionnage.

L’éditeur du célèbre jeu Angry Birds, Rovio, affirme n’avoir aucune information sur l’existence d’un tel système d’espionnage.

La NSA, de son côté, tient sa ligne de défense habituelle en précisant que les communications de personnes ne représentant pas de cibles étrangères valides ne les intéressent pas. L’agence très chère à Tom Clancy avoue collecter seulement les communications qui sont autorisées par la loi, et ce pour des raisons de surveillance et de contre-espionnage de cibles étrangères, quels que soient les moyens techniques utilisés par les cibles…

L’objectif n’étant pas de dresser le portrait de ‘l’Américain moyen ».

Un nouveau scandale de plus à attribuer donc aux oreilles de la NSA qui trainent décidément partout. Après les tristes affaires de récupération de SMS, des écoutes de lignes étrangères (notamment en France), de la surveillance des plates-formes de jeux en ligne, comme pour faire avaler la pilule, le président américain Obama a annoncé une série de mesures. Le point d’orgue de ces dernières sera l’encadrement plus strict des activités de collecte de métadonnées téléphoniques (les numéros appelés et la durée des appels). Travail de récupération évidemment effectué par la NSA.

Vous l’aurez donc compris, si vous êtes un agent double en repos avant une nouvelle mission veillez à éviter l’utilisation d’applis comme Facebook ou Angry Birds. Orientez-vous vers des productions moins « mainstream » et jetez un coup d’oeil aux sélections de jeux gratuits que propose Pierre chaque semaine sur Android MT.

Pour troller la NSA :

Il vous suffit de télécharger l’appli USA PRISM PLUS. Cette dernière capturera aléatoirement des photos au hasard et les publiera directement sur le compte Twitter de la NSA. Un très bon moyen pour clamer votre innocence en prouvant que vous n’avez rien à cacher… ou pour tout simplement pourrir le fil d’actualité de la NSA.

Pour en savoir plus sur l’application USA PRISM PLUS pour Android.