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Android accusé d’abus de position dominante

La Commission européenne accuse Google de favoriser ses services et logiciels tournant sous Android. Le géant américain risque une lourde amende s'il venait à être condamné.

La Commission européenne passe à l’offensive sur le dossier Google qu’elle accuse d’abus de position dominante quant à son système d’exploitation mobile. Une offensive loin d’être anodine quand on sait qu’Android est présent sur pas moins de 80% des smartphones dans le monde.

 

Que reproche la Commission européenne à Google ?

 

La Commission européenne focalise ses critiques sur le navigateur Chrome, le moteur de recherche de Google et le Google Play Store. Elle reproche à Google de forcer les constructeurs de smartphones à préinstaller sa suite logicielle.

De ce fait, Google se retrouve en position de force pour pousser ses services et faire la pluie et le beau temps pour les résultats de recherche à l’aide de son algorithme maison.

La Commission européenne reproche également à Google d’avoir pratiqué des tarifs incitatifs auprès de constructeurs et opérateurs mobiles en échange d’un accord d’exclusivité portant sur Google Search. Cette pratique a contribué à faire de Google le moteur de recherche hégémonique en Europe avec pas moins de 90% de part de marché. Il en va de même pour le système d’exploitation Android.

 

Que risque Google ?

 

Google dispose désormais de 12 semaines pour apporter une réponse aux faits qui lui sont reprochés. Dans un billet de blog en date du 20 avril, Google apporte déjà des éléments de réponse. Le géant californien explique notamment que les constructeurs sont libres de se tourner vers Android ou de développer leur propre système maison. Tout comme les consommateurs sont libres de choisir d’utiliser les services de Google préinstallés sur leur appareil ou de choisir de télécharger des alternatives.

 

En cas de condamnation, Google pourrait se voir imposer une amende se montant jusqu’à près de 10% de son chiffre d’affaire mondial. On parle ici d’une pénalité potentiellement supérieure à 6 milliards de dollars.

La Commission européenne a également le moteur de recherche Google Shopping dans le collimateur pour le même grief d’abus de position dominante. La sanction financière éventuelle serait du même acabit.

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