Abus de position dominante : Google fait appel !

L’Union européenne vient d’infliger une amende record de 4,34 milliards d’euros à Google pour avoir abusé de la position dominante d’Android sur le marché des smartphones.

Plus fort, la Commission se réserve le droit d’ajouter à cela une astreinte de 5 % du chiffre d’affaires si ces pratiques n’ont pas cessé sous 90 jours ! Mais que reproche-t-on à Alphabet, la maison mère de Google ? La Commission européenne focalise ses critiques sur le navigateur Chrome, le moteur de recherche de Google et le Google Play Store. Elle reproche à Google de forcer les constructeurs de smartphones à préinstaller sa suite logicielle. De ce fait, Google se retrouve en position de force pour pousser ses services et faire la pluie et le beau temps pour les résultats de recherche à l’aide de son algorithme maison.
La Commission européenne reproche également à Google d’avoir pratiqué des tarifs incitatifs auprès de constructeurs et opérateurs mobiles en échange d’un accord d’exclusivité portant sur Google Search. Cette pratique a contribué à faire de Google le moteur de recherche hégémonique en Europe avec pas moins de 90% de part de marché. Il en va de même pour le système d’exploitation Android. Google est aussi sanctionné, car il empêche l’émergence de plusieurs acteurs dans son secteur. Dominer son secteur n’est pas puni par la loi, mais empêcher des concurrents de grandir oui. Quand vous avez un concurrent en face, curieusement vous êtes bien plus innovant.
Bien sûr, Google va faire appel de l’amende, car selon la société, «Android a créé plus de choix pour tout le monde». Google devenu une entreprise au pouvoir démesuré. Nous n’avons rien contre cette compagnie qui popularise aussi l’open source et propose un produit gratuit et de qualité, mais ce pouvoir vient de cet abus de position dominante et aussi d’optimisation fiscale qui lui fait payer très peu d’impôt. Les startups en face de Google ne peuvent prétendre à de tels montages. La solution pour elle : se vendre (à Google !) ou mourir. Cette sanction de 4 milliards et quelques, même avec d’éventuelles majorations, n’est qu’un caillou dans la chaussure de Google…