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Faut-il encore défendre Google ?

Par Benoît Bailleul

Dans un de nos récents articles, nous vous expliquions comment Google va sans doute écoper d’une amende record par la Commission européenne pour « abus de position dominante »…

Cette dernière reproche à la société américaine de forcer les constructeurs de smartphones à préinstaller sa suite logicielle. Alors que nous pensions que notre position vis-à-vis de cette amende était majoritaire, nous avons pourtant vu ça et là sur Internet que ce n’était pas le cas : il y a vraiment des gens qui pensent que Google est «victime» d’une pseudo kabbale anti-américaine.

Premièrement, la Commission européenne sanctionne Google car il empêche l’émergence de plusieurs acteurs dans son secteur. Dominer son secteur n’est pas puni par la loi, mais empêcher des concurrents de grandir oui. Quand vous avez un concurrent en face, curieusement vous êtes bien plus innovant : demandez à Intel, dépassée par AMD au début des années 2000 et qui est revenu à force de travail et de R&D.

Reviens aussi souvent la rengaine : « Mais personne n’est obligé d’utiliser Google ». Effectivement, mais c’est oublier que tout le monde n’a pas la même aisance avec l’informatique et aujourd’hui beaucoup de personnes pensent que leur page d’accueil Google c’est « Internet », sans parler des moteurs de recherche par défaut intégrés à certains navigateurs ou OS. C’est justement ce qui est décrié par la Commission : certains fabricants auraient certains avantages à mettre Chrome en navigateur par défaut. Pourquoi ne pas laisser le choix ?

Google devenu une entreprise au pouvoir démesuré. Nous n’avons rien contre cette compagnie qui popularise aussi l’open source, mais ce pouvoir vient de cet abus de position dominante et aussi d’optimisation fiscale qui lui fait payer très peu d’impôt. Les startups en face de Google ne peuvent prétendre à de tels montages. La solution pour elle : se vendre (à Google !) ou mourir. Cette sanction de 2,4 milliards, avec potentiellement 6 milliards en plus, n’est qu’un caillou dans la chaussure de Google…

Il est aussi amusant de noter que la devise de Google était «Don’t be Evil» depuis le début de l’aventure, mais elle a récemment disparu des documentations internes.

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Auteur : Benoît Bailleul