Airbnb, BlablaCar, LeBonCoin : ils vont vous balancer aux impôts !

Ces sites sont désormais dans l’obligation de fournir les revenus de leurs utilisateurs au fisc une fois par an par voie électronique. Une manière pour le fisc de vérifier que rien n’a été oublié par le contribuable.

Vous vous faites peut-être régulièrement de l’argent en vendant des vieux objets sur leBonCoin, des vêtements sur Vinted, ou bien en louant votre domicile à des touristes sur Airbnb. Les revenus gagnés via ces plateformes intermédiaires doivent être déclarés. Or, les montants déclarés ne se basent que sur la bonne foi et l’honnêteté de l’utilisateur.

Seulement le fisc n’aime pas se fier à la parole du contribuable. Bercy a trouvé un moyen de vérifier qu’il n’y ait pas d’oubli. Désormais, les sites comme Airbnb, OuiCar, LeBonCoin et les autres que l’on appelle également plateforme d’intermédiation, sont dans l’obligation de déclarer par voie électronique et une fois par an les revenus perçus par tous leurs utilisateurs. Transparence oblige, les utilisateurs recevront également de leur côté un récapitulatif de leurs gains annuels.

Cette mesure s’applique « à toutes les plateformes dont les utilisateurs résident en France ou réalisent des ventes ou des prestations de service situées en France au sens des règles de territorialité applicables en matière de taxe sur la valeur ajoutée. Elles s’appliquent, en outre, quel que soit l’Etat dans lequel la plateforme est établie », précise le Ministère de l’économie et des finances.

Il faut néanmoins préciser que toutes les transactions réalisées en 2019 ne seront pas déclarées par ces sites au fisc, seulement les paiements reçus en 2020 sont concernés. En outre, les sommes perçues dans le cadre d’activité de co-consommation comme du covoiturage avec BlablaCar par exemple sont exemptées de déclaration.

Enfin dernière précision importante, il existe deux cas particuliers où les plateformes d’intermédiation n’ont pas à déclarer vos revenus :

      • Les revenues perçus dans l’année doivent être inférieurs à 3000 €
      • Le nombre de transactions effectuées ne dépasse la vingtaine

    Bercy tient à rappeler aux différentes entreprises citées plus haut que si elles ne respectaient pas cette double obligation de déclaration, elles se verraient exposées à une amende à hauteur de 5% des sommes non-déclarées.

     

    Source : BFM TV