Acheter du Bitcoin est-il écoresponsable ?

Parmi les âneries et contre-vérités qu’on entend souvent sur le Bitcoin, une qui revient souvent concerne son impact écologique. Le Bitcoin consomme énormément d’électricité, la consommation annuelle du Pérou/Danemark/Botswana (rayez la mention inutile) avec des transactions qui utilisent l’énergie de 100.000 trottinettes. Dénouons le vrai du faux…

C’est devenu un sujet que les anti-Bitcoin aiment bien sortir lors des dîners, histoire de se faire remarquer (parce que les chemises en chanvre et leur bière bio à 28 € le litre, ça ne suffit pas) : le Bitcoin est dévastateur pour la planète. C’est écrit dans Libé, alors… Ces mangeurs de «quinoa-commerce-équitable» aiment bien faire la leçon, sauf quand il s’agit pour eux d’aller en vacances à l’autre bout de monde 2 fois par an. Effectivement, le Bitcoin demande beaucoup d’électricité. Mais ce n’est pas vraiment la monnaie en elle-même qui consomme : ce sont les mineurs et leurs ordinateurs qui font la course pour savoir qui validera le prochain bloc de la blockchain et ainsi récupérer la récompense en or numérique. Et pour gagner cette course, il faut de grosses puissances de calcul et donc… beaucoup d’électricité.

Une énergie pas si «sale»

Au journal de 13h de TF1, c’est la même rengaine sur le Bitcoin depuis sa création. Il faut dire que «Le Bitcoin sert à acheter de la drogue sur Internet, finance le terrorisme et détruit la planète» c’est un sujet plus vendeur et largement plus accessible que d’expliquer comment fonctionne la blockchain (mais bon, les ministres ne savent pas non plus, on vous rassure).

Il faut dire que la majorité des usines de minage se situent en Chine, et comme ce pays est connu pour ses centrales à charbon, c’est effectivement mauvais pour le bilan carbone du Bitcoin. Sauf qu’on ne construit pas de centrale pour miner : on place les unités de minage à côté des centres de production pour profiter de l’électricité excédentaire en été et rentabiliser cette ressource qui serait «perdue», puisqu’il est inenvisageable de la stocker. Et puis, il n’y a pas que le charbon : les mines de Dalian par exemple fonctionnent avec des énergies éoliennes, hydrauliques et solaires. Dans le Sichuan ce sont des barrages hydroélectriques qui fournissent l’électricité. On ne peut pas plus vert !

En ce qui concerne l’Europe, certes minoritaire dans le «Bitcoin game», c’est la géothermie qui fournit l’électricité en Islande par exemple et en Ukraine, c’est l’énergie nucléaire des centrales qui sera bientôt utilisée puisqu’il est assez compliqué et même dangereux d’arrêter un réacteur nucléaire quand on n’en a plus besoin. Bref, affirmer que la consommation d’énergie du Bitcoin est un problème pour l’environnement est donc faux. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire pour améliorer la situation…

bitcoin islande
En Islande, c’est l’énergie géothermique qui est utilisée pour miner du Bitcoin et de l’Ethereum : une ressource inépuisable et très peu polluante

Des progrès, en place ou à venir…

Il existe par exemple les transactions «off chain», moins gourmandes en énergie. Ce sont des mouvements qui n’apparaissent pas sur la blockchain publique. Imaginez que vous payez un objet en Bitcoins depuis Coinhouse par exemple, le site devient alors un tiers de confiance dans les échanges : la crypto est transférés d’une adresse à une autre avec un tout petit coût et donc moins coûteuse en énergie. Le Lighting Network, encore en rodage, est une nouveauté. Avec ce système, la confirmation de la transaction est rapide et ne nécessite pas de calculs complexes, et donc moins d’électricité. Innovation propre au Bitcoin : le Segwit (Segregated Witness) permet depuis 2017 d’augmenter le nombre de transactions contenues dans un bloc. Encore une fois, il s’agit d’un système qui économise de l’énergie.

centrale bitcoin
Combien de Gigawatts faut-il pour faire tourner Wall Street, les serveurs des banques, Internet ? Le coût énergétique du Bitcoin ne prend de sens que lorsqu’on le compare à d’autres.

Le Bitcoin : ils ne veulent pas que vous soyez tenté

Cet article n’a pas pour but de laver plus blanc le Bitcoin, mais quand on entend les pseudo-experts qui annoncent la fin du monde à cause du Bitcoin il faut se demander à qui profite ce battage. Depuis que le Bitcoin a la cote en ce début d’année 2021, Christine Lagarde est allée intervenir sur LCI pour dire que les cryptos sont volatiles, qu’il faut les réguler et que ce n’est pas de la monnaie, etc.

Tout pour vous faire comprendre que le Bitcoin, «ce n’est pas pour vous». Dans le même temps, Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, mise en force sur le Bitcoin en tant que placement et moyen de paiement.

Où acheter du Bitcoin ?

Vous avez décidé que le Bitcoin, finalement, ce n’est pas que pour Elon Musk ? Vous avez décidé de vous passer des conseils de placement de la Présidente de la Banque centrale européenne (merci Cricri, le Livret A à 0,5 %, c’est top). Alors, faites un tour sur le site Coinhouse : une société française née en 2014 et enregistrée auprès de l’Autorité des Marchés Financiers. Coinhouse permet d’acheter du Bitcoin et 16 autres cryptomonnaies, mais aussi de stocker ses investissements gratuitement sur ses serveurs sécurisés. Et si vous désirez acquérir un portefeuille matériel (hardware wallet), allez voir notre test du Ledger Nano S.


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