5G : 16% à 20% d’augmentation de l’exposition aux ondes selon l’ANFR

Après un peu plus d’un an du déploiement du réseau 5G en France, une étude en montre les effets réels sur l’environnement proche des antennes.

Le réseau mobile n’en finit plus de rajouter des G à son nom afin d’en accélérer sa vitesse. Ainsi, il y a un peu plus d’un an, la 5G prenait la suite de la 4G et augmentait le débit par 10 en plus de promettre une plus grande fiabilité. Même si tous les smartphones du marché n’y sont pas encore compatibles, certains privilégiés peuvent déjà en profiter au quotidien. Qui dit « déploiement de nouvelle technologie », dit également « étude des risques ». En ce qui concerne les réseaux mobiles demeure toujours le débat sur les ondes produites qui revient à intervalle régulier sur le devant de la scène, la peur de voir son cerveau griller étant toujours bien présente dans la tête de certains. Aujourd’hui, une étude donne ses résultats après une année d’analyse du réseau 5G en question.

Qu’importe les G tant qu’on a la vitesse

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) a en effet donné les résultats d’une étude menée depuis plus d’un an sur les 1500 sites implantés en France où a été déployée la 5G. 3 000 mesures ont été relevées entre les mois d’octobre 2020 et 2021 dans des lieux proches des antennes allouées au réseau à haute vitesse.

Dans l’Hexagone, les bandes de fréquences basses 700 MHz et 2100 MHz qui servaient déjà aux réseaux 3G et 4G se sont vues adaptées pour accueillir la 5G. Les résultats montrent toutefois que cela n’a pas eu de conséquences sur le rayonnement des ondes qui reste stable. La vraie inquiétude concernait la nouvelle bande passante de 3,5 GHz lancée le 12 novembre 2020. Les premiers résultats se veulent ici rassurants puisque la contribution supplémentaire est évaluée à 0,11 V/m, ce qui est bien loin de 61 V/m que représente la limite réglementaire. Seulement, le réseau 5G étant pour l’instant seulement utilisé par un petit nombre d’abonnés, ce chiffre assez bas est en lui-même plutôt logique. L’ANFR a donc décidé de générer du trafic artificiel autour des antennes 5G pour avoir une vision plus juste d’une probable réalité future. Là, les analystes ont alors constaté une hausse moyenne de 16% de l’exposition. À terme, cela annoncerait une augmentation totale des ondes de 20% dans les zones concernées. Sachant que cette bande 3,5 GHz offre 50% de capacité aux réseaux téléphoniques, c’est plutôt bon signe. Néanmoins, ce déploiement de nouvelles ondes a encore ses détracteurs qui n’y vont pas avec le dos de la cuillère pour se faire entendre, et surtout voir.

Pétage de câbles

Selon nos confrères de Reporterre, ce ne sont en effet pas moins de 140 actes de vandalismes qui ont été perpétrés en deux ans sur des infrastructures ayant un lien avec le réseau numérique. Partout en France, des structures sont attaquées, que ce soit des antennes-relais brûlées, des câbles de fibre découpés ou même des armoires électriques massacrées à coup de masse. Cette grogne violente vient à chaque fois de personnes qui ne veulent pas vivre dans un monde hyperconnecté et souhaitent ralentir ce déploiement de la 5G quel qu’en soit le prix.

Chez Orange, on reconnaît même que c’est en moyenne une antenne par semaine qui serait la cible de vandalisme. Le montant total des dégâts dépasserait les dizaines de millions d’euros, sachant qu’un simple pylône d’antenne-relais est facturé dans les 200 000 euros. Parfois, ce sont même des dizaines de véhicules qui sont incendiés, comme ce fut le cas en janvier 2020 sur un site Enedis de Grenoble.

Quant aux personnes qui ont peur des ondes et qui s’achètent des colliers et bracelets anti-5G, l’Authority for Nuclear Safety and Radiation Protection (ANVS) vient d’annoncer que ce genre de « protections » étaient dangereuses puisque faites avec des produits radioactifs qui sont mauvais pour la santé sur le long terme car émettant des rayons ionisants. À fuir donc. À vitesse grand G !

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