Swoc: of Swords and Blocks

À première vue, Swoc ressemble à un énième match-3/RPG dans la lignée de Puzzle Quest, UnionAttack ou 1000000000…et oui, il s’agit bien d’un match-3/RPG, mais pas forcément celui auquel vous vous attendiez.

Comme tout bon match-3, Swoc consiste à réunir par 3 (ou 4 ou 5) les symboles identiques. Mais cette fois, notre héros se trouve à l’intérieur même de la grille, et il lui faudra s’y déplacer pour occire les monstres et boss qui s’y présentent. Pas question de se déplacer sans réunir de symboles, et pas question non plus de réunir n’importe lesquels : chacun des 4 héros disponibles (+ 2 cachés) a ses symboles préférés et abhorrés. Le druide gagnera ainsi en puissance avec les arbres et parchemins, mais en perdra avec les boucliers.

L'Abomination aime les arbres. Nous aussi. Ça va être serré!

Cela se complique encore un peu lorsque la force des monstres et boss de la grille est elle aussi dépendante des symboles que vous réunissez…Et quand vos symboles et ceux de vos adversaires coïncident, ça sent très mauvais ! Heureusement alors que chacun des héros dispose d’un pouvoir pour éventuellement lui sauver la mise.

Le druide peut se changer en aigle pour traverser la grille, le mage lance des boules de feu, le paladin crée des boucliers et le guerrier frappe très fort

Côté gameplay, Swoc joue donc sur l’originalité, et n’est pas loin de remporter toute la mise. On pourra bien lui reprocher une place un peu trop importante accordée au hasard, mais c’est le lot de tous les dérivés de match-3.

Remplir des quêtes permettra de gagner en puissance plus rapidement

C’est finalement du côté du design que Swoc convainc un peu moins. Son pixel-art a beau être sympathique, on ne comprend pas bien le choix de l’écran horizontal qui réduit la taille de la grille, et donc la visibilité. Sur les plus petits écrans, le jeu sera donc bien moins agréable, mais le jeu se révélera en contrepartie excellent sur tablettes avec ses différents modes multijoueurs en local qui promettent beaucoup de rires et de chaos.

Le mode coopératif est assez contre-productif, mais extrêmement fun

Il ne manque pas grand-chose à Swoc pour devenir véritablement addictif, tout juste un peu de clarté et peut-être un peu de contenu (un peu plus d’aléatoire dans l’ordre des boss peut-être?), mais en attendant les éventuelles mises à jour qui l’amélioreront, il est d’ores et déjà plus que plaisant, et on ne désespère pas de tuer ce fichu vampire !