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Leo’s Fortune : Entre Sonic, Limbo, Badland et Picsou Magazine

Un jeu qui a du corps, mais qui manque peut-être un peu d’âme.


4.49€

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Note

On a volé l’or de Léopold ! Celui qui ne définissait jusqu’alors par sa seule fortune se voit maintenant réduit au rang de moins que rien. Heureusement, le voleur a semé les pièces derrière lui tel le Petit Poucet. Pour le retrouver, Leopold n’aura alors qu’à suivre sa piste à travers les cités pirates, les temples en ruines et les sommets montagneux. Qui retrouvera-t-il au bout de son périple ? Le Cousin Victor, pirate amateur de trésors, la Tante Olga, passionnée de métaux précieux, ou Oncle Sergej, le chercheur d’or ?

ça me rapelle quelqu'un...

 

Ce scénario vous semble familier ? Ce n’est pas très étonnant, car il pourrait s’agir de celui d’une aventure de Picsou. Leo’s Fortune n’a pourtant pas grand-chose à voir avec DuckTales, et se rapprocherait plus dans son level design de Sonic, Limbo et Badland.

 

Sonic parce que la petite boule de poil qu’on y incarne dévale des rampes tel le hérisson de Sega, saute sur ressorts et plates-formes et collecte des pièces sur son chemin (Sonic collecte des anneaux, mais vous avez compris).

 

Limbo parce que comme lui, Leo’s Fortune accorde une grande place aux puzzles physiques, aux mécanismes étonnants, aux engrenages et aux caisses à pousser.

 

Et Badland enfin parce que notre Leopold n’est pas si éloignée de ses créatures velues, et qu’en se gonflant d’air, Leopold flotte dans les airs un peu à leur manière.

Leopold peut se gonfler pour actionner des mécanismes

 

Pour résumer : Leo’s Fortune est un puzzle platformer physique dont le héros a le pouvoir de s’alléger et s’alourdir à loisir.

 

Bien que le jeu semble avoir été conçu pour des boutons (il est d’ailleurs jouable avec une manette), les développeurs ont fait un bel effort pour adapter son gameplay à l’interface tactile, les déplacements se font donc par de simples mouvements à gauche de l’écran, tandis que le « poids » de Léopold est modulable en swipant vers le haut ou le bas de l’autre côté. Ce n’est pas parfait, on regrette notamment l’icône de déplacement qui reste affiché au moindre mouvement, mais cela fonctionne bien, et demeure bien plus appréciable que les boutons virtuels, activables dans les options.

Le sempiternel niveau de l'eau...

 

S’il n’est pas particulièrement original, le gameplay de Leo’s Fortune est donc très soigné, et sa vingtaine de niveaux contient plusieurs perles de level design. Mais le jeu de 1337 & Senri LLC impressionne aussi par ses décors somptueux et sa grandiloquente bande-son.

Certains décors en mettront plein la vue

 

Malgré tout…quelque chose cloche. Si nous comparions Leo’s Fortune à Sonic, Limbo et Badland, c’est qu’à côté de ces jeux à identité forte, il a du mal à trouver la sienne. Leo’s Fortune nous ressort ainsi tous les poncifs du jeu de plates-formes (niveau de l’eau, niveau du désert, niveau de la neige…) et peine à trouver l’ambiance qui lui correspond. Leo’s Fortune pourra ainsi procurer au joueur un grand plaisir tout au long de la partie, mais il y a de fortes chances qu’il ne reste pas longtemps dans les mémoires.


Auteur
Pierre Corbinais

Mon téléphone : Le Xperia PLAY, pour des raisons assez évidentes.

Ma tablette Android : La Samsung GT-P1000 pour des raisons sentimentales

Mon jeu préféré : Aujourd'hui ? AstroShark. Hier ? Blind Man's Dungeon. Avant-hier ? BraveSmart. Bref...j'ai des petits problèmes d'attention et je n'ai jamais fini un seul jeu Android.

Mon appli préférée : Désinstaller en masse, pour les raisons évoquées plus haut

Votre robot préféré : Canti San, le robot de FLCL, parce que

Mon objet fétiche : Un casque audio Atari qui ne marche plus du côté droit.

Une citation : « La cuvette est pleine de bouillon » Le Poulpe.

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