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God of Blades

Si l'infinite runner avec été inventé au début des années 80 par un rôliste barbu, voilà ce que cela aurait donné.

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Note

L’heroic fantasy est un univers cher au jeu vidéo. Il a été exploité à outrance, de Baldur’s Gate à World of Warcraft, et on a du mal à croire qu’un jeu à base d’épées, de farouches guerriers et de trolls puisse encore nous surprendre. God of Blades y arrive pourtant, et ce parce qu’il a eu l’intelligence de regarder en arrière.

 

Et voilà ce qu'il y a vu...

La fantasy de God of Blades n’est pas celle de Peter Jackson et de son Seigneur des Anneaux ou celle de la série Game of Thrones, c’est une fantasy plus ancienne, plus éthérée : celles des années 70-80. L’esthétique du jeu en effet est fortement inspirée par les livres de jeux de rôle de l’époque, les Pulps, ou encore les pochettes des vinyles de rock progressif. Il en résulte une atmosphère unique, au couleurs très constatées, peuplée d’objets célestes, de crânes géants, d’imposantes constructions minérales, et accompagnée d’une bande son oscillant entre new age et rock psyché. Oui, God of Blades et kitsch, immensément kitsch, mais il l’est délibérément et l’assume avec majesté.

 

Vous avez dit kitsch ?

Si vous n’étiez pas encore convaincu, et que l’ambiance seule ne justifie pas à vos yeux de dépenser 0,75€, sachez que God of Blades n’est pas en reste du côté du gameplay. Celui-ci allie brillamment deux genres déjà bien rodés sur smartphone et tablette : l’infinite runner et le brawler. Il s’agira donc ici de courir, toujours plus loin, mais aussi en chemin d’occire divers ennemis courant en sens inverse par des mouvements de doigts sur l’écran. Le timing sera par conséquent votre plus précieux allié.

 

God of Blade fait ouvertement référence à ce qui l'a inspiré

Disposant d’un mode infini pour de courtes sessions de jeu, et d’un mode campagne pour les plus longues, God of Blade sait s’adapter à toutes les situations, et il faudra compter de nombreuses heures de jeux pour espérer s’en lasser, car si le gameplay peut sembler répétitif, il n’en demeure pas moins complexe à maîtriser.

 

Avec de nombreuses animations du background en plus, le mode campagne est encore plus immersif

God of Blade se démarque aussi par son moteur physique : la tête arrachée d’un adversaire pourra voler vers un autre et ainsi parer son attaque, le choc des lames se fera sentir jusqu’au bout des doigts, et chacune des dix épées disponibles a son propre poids, altérant grandement la manière de la manier.

 

Chaque lame dispose aussi de sa propre histoire, dans la pure tradition JDR

Dernier détail : il semblerait que du contenu exclusif soit offert à qui jouerait à God of Blade dans une bibliothèque (le jeu vous demande d’autoriser la géo-localisation pour vérifier). Nous n’avons pas eu l’occasion de le tester dans les bibliothèques françaises, ni se savons en quoi consiste ce contenu exclusif, mais il faut reconnaître que l’idée est amusante.