Autres Jeux

Luxuria Superbia

Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxure, calme et volupté.

2.95€

Télécharger

Note

Hm…Il fait chaud tout d’un coup, non ?

Quelqu’un a allumé le chauffage ? À moins que ce soit juste moi…

Il faut dire que je viens de jouer à Luxuria Superbia, de Tale of Tales, et j’en suis encore tout chamboulé. J’ai le cœur qui bat la chamade et les idées plus très claires, mais je crois…oui, je crois que je me sens plutôt bien.

Les apparences sont parfois trompeuses...

Sur la page Google Play de Luxuria Superbia figure l’indication « Jeu grand public », et les captures d’écran présentées ont un côté très enfantin, avec des petites abeilles, des dauphins, des papillons…on aurait envie de l’installer pour son petit cousin et de le laisser jouer avec la tablette dans un coin. Après avoir testé Luxuria Superbia cependant, on y réfléchira à deux fois.

Rarement le multi-touch aura été si gratifiant.

Rien de tendancieux à priori : Luxuria Superbia est un jeu zen consistant à toucher les pétales d’une fleur blanche pour la colorer tout entière. Ces pétales défilent de long d’une corolle tubulaire et se changent une fois effleurés en divers objets, plantes ou animaux. La fleur de Luxuria Superbia ne ressemble à vrai dire pas tellement à une fleur, elle confine à l’abstraction, et l’abstraction, c’est la porte ouverte à toutes les interprétations…

Difficile d'être plus clair.

On n’a pas attendu Tale of Tales pour assimiler la fleur à la femme, et qui plus est à son sexe. Cette métaphore (en particulier avec les orchidées) a déjà été maintes et maintes fois employée. Aussi, en jouant à Luxuria Superbia, l’idée ne mettra pas longtemps à nous venir à l’esprit, et, une fois installée, elle ne le quittera plus et prendra toute la place. Il nous faut nous rendre à l’évidence : Luxuria Superbia est une simulation abstraite de caresses intimes.

Caressez en douceur

Alors que nous effleurons un à un ses pétales, la fleur nous susurre des mots doux, nous enjoint à ralentir, à accélérer ou tout simplement à continuer. Elle ne manque pas de vocabulaire pour créer l’ambiguïté et nous maintenir toujours entre érotisme et botanique. En arrière-plan sonore, des musiques rythmées, des chœurs de femmes et des carillons nous enveloppent et nous immergent dans cette expérience voluptueuse. On se surprend alors à lever les yeux et à vérifier si personne ne nous regarde.

Son plaisir, c'est le vôtre.

Mais quel est le but de Luxuria Superbia ? C’est justement là que réside toute la subtilité. Il s’agira évidement d’arriver au bout du chaque « niveau » (le terme semble terriblement inadéquat) en comblant la fleur de nos caresses, oui, mais pas trop vite, pas trop fort, tout en douceur, au rythme de son désir. Pour y parvenir, il faudra être à l’écoute, observer la position des pétales nous suggérant parfois des motifs à effectuer, prendre en compte ses réclamations, essayer progressivement de nouveaux gestes, caresses, pincements, spirales, ajouter progressivement des doigts sur la tablette, jusqu’à pianoter des deux mains…

...et c'est l'explosion.

Si on ne la brusque pas, si on agit avec application, on pourra sentir la fleur vibrer sous nos doigts, on la verra s’ouvrir, et s’iriser d’une lumière blanche. Alors, encore tout émoustillée, elle nous remerciera, et nous réclamera un dernier baiser qu’on se surprendra sans doute à lui donner.

Vous hésiterez quelques secondes.

Peut-être qu’au bout d’un moment, on se lassera, on n’aura plus la tête à Luxuria Superbia. On accélérera alors la cadence, on brusquera un peu les choses, eh oui, on atteindra notre but plus vite…mais pour quel résultat ? La fleur, sans pour autant chercher à nous culpabiliser, manifestera sa déception. On aura honte, un peu, et on comprendra qu’il est temps de poser la tablette, et de revenir à Luxuria Superbia plus tard, quand nous serons à nouveau frais et dispos.

Le temple mesure vos "performances"

Quant à notre petit cousin, on le laissera finalement jouer à Luxuria Superbia, lui n’y verra jamais qu’une fleur.