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Les Rivières d’Alice

Halte à l'action, aux explosions, aux courses effrénées et place à un peu de poésie.

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Note

Cela fait longtemps que nous n’avions pas présenté un point & click en Jeu de la semaine, il faut dire que Machinarium avait placé la barre haut. En prenant lui aussi le partie de la poésie et des graphismes à la main, Les Rivières d’Alice a cependant su nous convaincre et nous n’avons pas, ou peu, été déçu !

Tout commence un beau matin...

 

Les Rivières d’Alice nous propose de faire un voyage dans les confins de l’imagination d’Alice, ce n’est pas Alice au Pays des Merveilles, mais nous n’en sommes pas très loin, et le prénom de la jeune fille n’a certainement pas été choisi au hasard. L’objet de notre quête sera de retrouver quatre libellules afin de réparer un médaillon magique nous permettant de revenir dans le monde réel. Oui, vous l’aurez compris, on nage en plein onirisme. Les énigmes proposées seront par conséquent parfois loin d’être logiques, comme on peut l’apprécier dans un bon point & click, mais rien d’insurmontable rassurez-vous : une fois pris dans l’univers des Rivières d’Alice, on apprendra à penser comme Alice, naviguant à l’instinct plutôt qu’à l’intelligence.

Alice puise son imagination un peu partout

 Point & Dream

 

Ce qui nous frappe évidemment le plus en jouant aux Rivières d’Alice, c’est son ambiance : les graphismes à l’aquarelle, la douce bande son du groupe espagnol Vetusta Morla, et le mutisme des personnages ne s’exprimant qu’en pictogrammes parviennent à insuffler au jeu une poésie rare pour un point & click Android, et cette seule atmosphère suffira à nous garder captifs durant les quelques heures nécessaires pour finir le jeu.

Comme dans Machinarium, les dialogues sont tous en pictogrammes

 

Quelques petits détails finiront tout de même par nous agacer à la longue, à commencer par la hitbox des objets pas toujours très claire, nous contraignant à reproduire plusieurs fois la même action avant de parvenir à notre fin, ou les petits « hun hun » d’Alice, nous signalant que vraiment, notre idée est stupide (alors que bon, elle n’était pas si pire), mais c’est là le lot de tous les point & clicks.

Les Rivières d'Alice
Aller, Regarder, Parler, Prendre...l'amateur de point & clicks ne sera pas dépaysé

 

Il ne faut cependant pas jouer aux Rivières d’Alice comme on jouerait à un point & click lambda: ce n’est en effet pas tant pour ses énigmes assez peu originales que le jeu est appréciable, mais bel et bien pour sa beauté et son ambiance. Si le contemplatif vous ennuie, il faudra peut-être passer votre chemin, mais si vous avez deux heures devant vous, et que vous êtes prêts à vous détendre, n’hésitez pas plus longtemps.