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Command & Conquer Rivals : Le grand retour

Il y a de ces noms ancrés dans nos mémoires de gamer qui font immédiatement se replonger dans l’univers rien qu’à leur évocation. Command & Conquer fait partie de ceux-là.

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Notre note

Incontournable RTS (Real Time Strategy) de la fin des années 90 au début des années 2000, la franchise s’est peu à peu perdue pour tomber presque dans l’oubli. Or cet été 2018 marque le grand retour de C&C avec «Rivals». Le jeu a perdu son gameplay «RTS» pour se muer en une sorte de Clash Royale avec des objectifs à contrôler, bien plus pratique à jouer sur smartphone ou tablette. Est-ce là un pari gagnant ?

Nous avons eu le plaisir de jouer en avant-première à la version «pre-alpha» de C&C Rivals. Même si quelques changements sont à prévoir pour la version complète qui sortira avant la fin de l’année, nous avons pu nous faire un avis sur ce jeu d’action. Notez que dans cette version, il n’était pas possible de mettre la main à la poche pour améliorer son armée. Il faudra donc attendre la sortie du jeu pour voir si ce Free2Play ne se transforme pas en Pay2Win avec un système privilégiant les plus riches.

Le principe de C&C Rivals est simple : 2 armées s’affrontent pour la possession de 3 bases. 2 bases sont «normales» et la dernière tire des missiles. Ces missiles permettent d’anéantir l’ennemi en 2 coups. Or, pour les lancer, il faudra contrôler cette base « lanceuse » plus une des 2 autres pendant quelque temps. Une fois la barre de possession «remplie», c’est le feu d’artifice. Précisons pour les plus jeunes que C&C dispose de 2 factions : le GDI et le NOD. Les «gentils» du GDI (un ONU «badass») contre les «méchants» du NOD (sorte de mélange entre chemises noires et Daesh). Pour partir à l’assaut de ces bases, vous aurez tout un tas d’unités qu’il faudra créer avec un principe cher aux RTS : le « feuille, papier, ciseau ». Les bazookas sont forts contre les véhicules, qui sont fort contre l’infanterie et certains types d’unités volantes qui eux sont forts contre les exosquelettes, etc. Pour ne pas faire d’impaire, il suffit de maintenir la pression sur l’unité avant sa création pour voir ses forces et ses faiblesses. Si vous faites du bon boulot, une icône verte apparaîtra lorsque vous enverrez vos fidèles soldats à la mort sur un groupe d’unité belliqueuse.

Même principe mais gameplay différent

L’argent c’est le nerf de la guerre et dans C&C, l’argent c’est le Tibérium. Ce minerai vert est toujours toxique pour les fantassins et se collecte encore grâce à des véhicules spéciaux assez chers et surtout destructibles. En 1995, perdre un de ces collecteurs était synonyme de Game Over ou presque, mais dans Rivals, il y a une certaine permissivité puisque les ressources s’entassent tout de même quoiqu’il arrive. C’est d’ailleurs une situation de début de jeu classique : vaut-il mieux payer un collecteur pour avoir plus de ressources plus tard ou envoyer tout de suite des unités à bas coût pour occuper le terrain ? Comme dans les RTS de notre jeunesse, les unités sont d’ailleurs créées dans des baraquements spécifiques : les hommes dans des casernes, les véhicules dans des garages, etc. Il est bon de noter que ces bâtiments sont directement inspirés du 1er C&C de 1995. Idem pour la musique des menus, c’est un très bel hommage.

Une fois les principes de combats expliqués par 4 ou 5 parties d’entraînement, vous serez fin prêt pour le jeu en ligne et les parties contre d’autres adversaires humains. Avant l’escarmouche, il faudra préparer son armée en sélectionnant avec soin ses unités et en choisissant son capitaine. Ce dernier dispose d’un pouvoir spécial qui peut rapidement retourner la situation à votre avantage (construction de tourelle de défense, frappe aérienne, infanterie plus rapide, etc.)

Un jeu adapté à son support

Les parties de 3 à 7 minutes s’enchaînent bien, un bon point quand on joue sur smartphone, mais le principe est un poil répétitif. Pour ajouter un peu de piment, le jeu propose d’upgrader ses unités ou d’en gagner de nouvelles au fur et à mesure de vos victoires un peu comme dans Hearthstone, avec un système de cartes de couleur représentant une rareté. Ces cartes vous les tirerez dans des caisses que vous gagnerez au fil du jeu, soit en les gagnants par le biais d’objectif (ne pas prendre de dégâts sur sa base, tuer tant de chars, etc.) ou les payant avec des diamants (la monnaie virtuelle du jeu).

Nous attendons la version finale pour nous faire un avis sur le côté mercantile (ou pas) du jeu, mais nous n’avons pas été déçu par C&C Rivals. Bien sûr le côté nostalgique joue un peu, mais cet opus est très agréable à jouer, parfaitement adapté au support et ne demande pas un appareil forcement récent pour s’y adonner. Une bonne surprise. Notez qu’en vous inscrivant pour participer au test «pre-alpha», vous obtiendrez le bundle Early Bird (qui inclut une unité Titan, des diamants et des crédits) lors du lancement mondial du jeu.

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