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Test LG G Flex : un écran fléxible, mais faiblard

Annoncé en fin d'année 2013, le G Flex de LG et son écran incurvé arrivent en France au prix de 799 euros. Cette phablette de 6 pouces vient se frotter au Note 3 avec une ergonomie réussie due à cet écran flexible, mais un affichage décevant.
Le Nexus S est de retour. Rappelez-vous, il y a plus de 3 ans maintenant, Samsung et Google annonçaient la sortie du premier smartphone au monde possédant un écran incurvé. C’est plutôt la couche de verre qui était incurvée. L’ergonomie qui avait séduit les utilisateurs n’avait semble-t-il pas inspiré les autres constructeurs. Google et Samsung abandonnaient même le concept, malgré une timide tentative avec le Galaxy Nexus. Les amoureux du Nexus S ont donc trouvé le successeur. Il se nomme G Flex.

LG est Samsung se sont livré bataille pour savoir qui serait le premier à sortir un smartphone muni d’un écran flexible. En France, c’est LG qui emporte la mise avec cet écran Plastic Oled incurvé. Le but est évidemment d’améliorer l’ergonomie, mais également l’expérience multimédia.

Design et prise en main

Cet écran incurvé vise, en effet, à offrir une meilleure prise en main ainsi qu’un plus grand confort pour passer les appels. Le G Flex répond ainsi aux principales critiques adressées aux phablettes. LG précise également que le confort de visionnage est amélioré grâce à la courbure de l’écran. Un effet que l’on retrouve dans les salles de cinéma et qui permet de mieux englober le champ de vision.

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En terme de prise en main, le G Flex paraît effectivement plus petit que les autres smartphones de 6 pouces. Pourtant avec un écran légèrement plus grand que celui du Note 3, le G Flex est plus grand, plus large et légèrement plus lourd. En revanche, la différence de poids avec le Z Ultra de Sony tout en verre est sans équivoque (177 g contre 212 g).

La courbure de l’écran n’est pas aussi impressionnante que les photos promotionnelles de LG pouvaient le laisser transparaître. Le gain en ergonomie est cependant appréciable. Les mouvements vers les extrémités du smartphone se font aussi facilement que sur un écran de 5 pouces. La position téléphone est effectivement plus confortable qu’avec un Z Ultra par exemple. La bouche est plus près du micro sans avoir l’écran collé sur la joue, c’est agréable.

lg g flex
Une courbure pas si impressionnante, mais ergonomique

Autre élément ergonomique notable, l’absence de bouton sur la face avant et les côtés de l’appareil. Une formule qui a fait ses preuves avec le LG G2. Les commandes pour le volume et l’alimentation sont donc placées à l’arrière, sous le capteur photo. Le G Flex possède donc lui aussi la fonctionnalité KnockOn, qui permet d’allumer l’écran en tapotant dessus deux fois. Plus qu’un gadget, le KnockOn est un vrai plus pour les utilisateurs de LG.

LG G Flex
Un dos "Wolverine" qui se régénère seul en cas de rayure

Pour en revenir au dos de l’appareil, rappelons que le LG G Flex est équipé d’un dos auto-régénérant. La matière plastique est en effet capable de réparer les rayures superficielles qu’elle subit. La véritable innovation consisterait à équiper un écran de cette fonctionnalité car les rayures au dos de l’appareil ne sont pas les plus gênantes. Mis à part l’effet « frime » d’avoir un appareil « Wolverine », cette fonctionnalité ne présente pas plus d’intérêt.

L’écran, entre excitation et déception

Le LG G Flex est donc le premier smartphone à débarquer en France avec un écran flexible. Cet écran P-Oled, pour Plastic Oled, mesure six pouces et est encastré de manière incurvée dans l’appareil. C’est en soi un exploit qui facilite, comme vu précédemment, la prise en main et améliore le confort d’utilisation.

écran flexible g flex
Un écran flexible avec une résolution décevante

L’excitation étant passée, il faut le dire, l’écran est une véritable déception. La définition d’abord, avec 1280 par 720 pixels est très faible sur une surface de 6 pouces. Résultat, une résolution de 245 pixels par pouces loin des standards actuels du haut de gamme.

C’est d’autant plus décevant que c’est perceptible à l’oeil. Il y a du bruit et l’affichage donne l’impression d’avoir été traité avec un filtre dessin dans Photoshop. Ce n’est pas dérangeant pour le menu, au contraire, ça donne du cachet. En revanche, dès qu’il s’agit de jouer ou de lire des vidéos ou des photos, c’est très gênant et indigne du haut de gamme. Point positif, la technologie des écrans flexibles ne peut que progresser dans ce sens.

Des nouveautés dans la surcouche

Du côté des applications, LG sert le même menu que sur le G2. Les fonctionnalités qui ont fait leurs preuves comme Qslide qui permet de créer des fenêtres volantes pour certaines applis, sont toujours présentes. Une véritable aubaine pour les fans de surcouches chargées comme chez Samsung. Un peu moins plaisant pour les adeptes des versions stocks comme sur les Nexus.

Surcouche lg g flex
La surcouche du G Flex permet désormais d'afficher 2 applis simultanément.

Deux nouveautés notables font tout de même leur apparition. La première, c’est le Dual Window, très fortement inspiré de Touchwiz de Samsung. Il s’agit d’une fonction permettant d’afficher simultanément deux applications à l’écran. Une fonctionnalité indispensable sur des smartphones dotés de grands écrans ainsi que sur les tablettes. Android permet aujourd’hui de gérer le multi-tâche, reste à mettre ça en application.

Quick theater LG G Flex
Quick THeater pour accéder au contenu multimédia dès l'écran de verrouillage

L’autre nouveauté, c’est le Quick Theater (il semble que toutes les fonctionnalités de LG soient motivées par la rapidité d’action). Sur l’écran de déverrouillage, placez votre appareil de façon horizontale, vos pouces vers le milieu de l’écran et écartez-les pour ouvrir le rideau virtuel. Vous verrez alors apparaître tout votre contenu multimédia, photos, vidéos et musique.

Le multimédia

Le LG G Flex, contrairement au Note 3 qui s’adresse aux professionnels, est dédié à l’usage multimédia. Il est équipé du désormais fameux Snapdragon 800 qui se trouve sur tous les smartphones haut de gamme. Ce sont donc 4 cœurs cadencés à 2,3 GHz qui vous permettront de faire tourner toutes les applis et jeux dernier cri sans aucun problème. Seul bémol dans la configuration, seulement 2 Go de RAM, contre 3 Go sur les autres phablettes du marché.

deus ex g flex
Les derniers jeux comme ici Deus Ex tournent sans difficulté

Le lecteur vidéo qui équipe la surcouche de LG est très performant. Il est capable de décoder de nombreux codecs. Et surtout, il possède de nombreuses fonctionnalités intéressantes comme l’aperçu dynamique en vignette animée du flux d’image à venir.

video g flex
Un lecteur complet et des aperçus animés

Doté d’un capteur photo de 13 mégapixels, le G Flex permet de prendre des clichés de bonne facture. Vous pourrez également utiliser la fonction HDR très à la mode, pour accentuer les détails. Il est également possible de filmer en Full HD jusqu’à 60 images par secondes. Comme sur le G2, vous trouverez un stabilisateur d’image et une fonction pour le zoom audio.

Le G Flex démontre qu’il n’est pas nécessaire de céder à la course aux pixels pour produire des clichés et films de qualité.

Conclusion sur le LG G Flex

Il existe une véritable attente autour du G Flex. Son écran incurvé en plastique et son dos Wolverine mettent l’eau à la bouche des utilisateurs les plus geeks depuis des mois. LG a compris que pour communiquer à moindre frais sur ses appareils, il fallait donner envie aux prescripteurs d’opinion… les geeks. C’est en partie gagné avec un smartphone qui, de plus, dépasse les attentes en terme d’ergonomie et de confort d’utilisation.

En revanche, le prix (800 euros) et la qualité de l’écran, vraiment médiocre pour le haut de gamme, en refroidiront plus d’un.

C’est d’autant plus dommage que le smartphone se destine à un usage multimédia poussé. Il a tout pour plaire, mais laisse un goût d’inachevé avec cet affichage indigne.

Malgré ses nombreuses qualités, il est donc peu probable que le G Flex rencontre un succès auprès du grand public. Les geeks et fans du Nexus S y trouveront peut-être leur bonheur. Ne reste qu’à attendre les prochaines générations de ce P-Oled et saluer LG pour avoir pris le risque d’ouvrir une nouvelle voie dans le développement des smartphones.

Caractéristiques techniques
► Dimensions :

  • Hauteur : 160,5 mm
  • Largeur : 81,6 mm
  • Epaisseur : 8,7 mm

► Ecran : 6 pouces

► Poids : 177 g

► Autonomie :

  • Annoncée : 15 h
  • Batterie : 3500 mAh

► OS : Android 4.2 Jelly Bean

► Mémoire : 32 Go + 2 Go de RAM

► Connectivité : Bluetooth ; Wi-Fi ; Micro-USB ; NFC ; Miracast
► Processeur : Qualcomm Snapdragon 800 quadruple-coeur 2,3 GHz
► Site : https://www.lg.com/fr
► Appareil photo : 13 mégapixels
► Vidéo : 1080p Full HD

LES NOTES DE NOTRE LABO

Performance

10

Design

7

Ergonomie

8.5

Fonctions

8.5

Qualité/Prix

6

GENERAL

8

LES PLUS
  • L’ergonomie
  • L’autonomie
  • Les performances
LES MOINS
  • Le prix
  • La qualité de l’écran
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