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Test du Galaxy S6 Edge : Quand Samsung se réconcilie avec le design

Samsung a réalisé un gros coup en mars dernier, en annonçant son smartphone à bords incurvés. Un téléphone qui ne tient pas les promesses du constructeur, mais qui fait bien mieux que ça.

Le haut du haut de gamme… C’est le segment très fermé et pourtant porteur, sur lequel débarque Samsung avec son nouveau navire amiral, le Galaxy S6 Edge. Design et finitions premium, capacité de stockage revue à la hausse, écran impressionnant, matériaux plus nobles, Samsung n’a pas fait dans la demi-mesure. Une prise de risque surprenante à première vue pour le constructeur coréen qui s’était installé depuis plusieurs années dans le confort de la place de leader mondial des constructeurs de smartphones.

Une montée en gamme qui se traduit par une montée des tarifs, puisque le S6 Edge en version 128 Go d’espace de stockage se vend à près de 1000 euros.

 

LES MEILLEURS PRIX

 

 

Avec cet appareil, Samsung se positionne sur un secteur qui était jusqu’à présent sous le monopole d’Apple. Un pari osé donc, et une attaque frontale sur son plus grand rival. Les choix opérés par le constructeur ne sont cependant pas sans incidence et certains fans de la première heure seront peut-être déçu.

 

>> Le LG G4 peut-il séduire les déçus de Samsung ?

 

Car oui, derrière l’effet waou, il y a quelques motifs de déception autour du Galaxy S6 Edge.

 

Un packaging austère

 

Avant de nous attarder sur le design de l’appareil, mettons nous en situation. Vous venez de dépenser 1000 euros pour votre smartphone ou de faire un crédit sur 3 ans et vous rentrez à la maison. La première chose que vous voyez, c’est une boite en carton gris clair… Première déception.

 

Ne rêvez pas trop, le dock de chargement sans fil n'est pas fourni...

 

Deuxième déception, à l’ouverture de la boite, après vous être émerveillé devant le S6 Edge et l’avoir allumé, vous regardez le contenu… Un câble USB, un adaptateur secteur, des écouteurs et l’épingle pour sortir le support SIM. Dur en affaire chez Samsung.

 

Un design audacieux

 

Lors de l’annonce de l’appareil et après avoir écouté gentiment le discours marketing de Samsung, nous nous sommes demandés à quoi pouvaient bien servir ces bords incurvés.

 

>> À quoi peuvent bien servir les bords incurvés du Galaxy S6 Edge

 

La réponse ? Pas grand chose. Quelques fonctionnalités logicielles relativement futiles qui ne servent pas vraiment l’ergonomie.

Mais finalement, si derrière tous ces discours commerciaux, la vérité n’était pas plus simple que ça. Si, finalement, les bords incurvés ne servaient qu’à flatter la rétine, à faire de cet appareil un smartphone unique au design bluffant. Si le risque de Samsung, résidait simplement à faire passer la pilule d’un design qui change. Oui, le S6 Edge est original. Comme d’habitude, c’est une affaire de goût, mais force est de constater que les deux bords incurvés offrent un profil atypique et audacieux au téléphone.

Nous avons, au cours de notre test, découvert une autre utilité aux bords incurvés. Il existe une fonctionnalité pour faire briller les bords de l’appareil lorsque celui-ci est posé sur la face avant afin de signaler une nouvelle notification. Si l’idée de poser un smartphone sur son écran nous a parue saugrenue au départ, nous avons changé d’idée.

Effectivement, le capteur photo arrière de l’appareil ressort tellement que le smartphone est bancal une fois posé sur le dos. Si si, regardez :

 

Tiens, une bascule à 1000 euros...

 

La solution consiste donc à poser son smartphone sur l’écran. Pratique.

Pour le reste de la face avant, Samsung garde la même recette. Pas trop de changements quand même… Un bouton ovale physique pour allumer l’écran et accéder à l’écran d’accueil et des touches tactiles sous l’écran pour accéder aux applis récemment ouvertes et revenir en arrière. Notez que le capteur d’empreintes digitales se trouve sur le bouton physique.

 

Dos en verre spécial prise de traces de doigts et capteur qui ressort un peu trop

 

Sur la face arrière, la coque amovible en plastique imitation cuir laisse place à du verre inamovible. Le dos est plat et contraste avec l’arrondi de la face avant. Le capteur ressort beaucoup (voir ci-dessus) et se trouve centré sur la partie haute de l’appareil. Il est à côté du flash et du capteur cardiaque, déjà implémenté par Samsung sur le S5.

L’ensemble du téléphone est cerclé de métal. La bordure, fine sur les côtés prend toute la largeur en haut et en bas. Le slot SIM se trouve sur la tranche supérieure à côté du port infrarouge. Dessous, vous retrouverez les ports jack et mini-USB ainsi que le haut-parleur. Il n’y a jamais de bonne place pour ce haut-parleur qui se retrouve masqué par la main à un moment ou à un autre. Disons que la tranche inférieure est l’un des meilleurs compromis.

 

Un haut-parleur relativement puissant qui prend le parti de se situer sur la tranche inférieure. Existe-il un endroit idéal ?

 

Comme on peut le redouter, le verre est l’ami des traces de doigts. Si la version blanche que nous avons eu entre les mains n’en souffre pas trop, ce que nous avons vu des version noires et verte fait peur. Un conseil, investissez dans une petite lingette en microfibre à utiliser avant de le sortir en public.

 

Le seul reproche que l’on peut faire au design, c’est de ne pas servir la prise en main. À l’instar d’un Sony Xperia Z3 ou d’un iPhone 6, le dos plat peut être vraiment gênant car il créé un vide entre l’appareil et la paume. Des modèles comme les HTC One M9 ou LG G3 et G4 ont, eux, fait le choix du dos incurvé quitte à perdre en finesse.

Autre problème pour la prise en main, l’écran incurvé n’a pas séduit tous les journalistes de la rédaction. Certains n’étant pas très à l’aise avec le passage du pouce sur l’arrondi. Le mieux pour vous est encore d’essayer en magasin, si vous avez un doute.

 

Affichage

 

C’est la première fois que Samsung passe une définition QHD (2560 x 1440 pixels) sur un écran aussi “petit”. Cette définition est en effet présente sur le Note 4. Sur un écran de 5,1 pouces, cela donne une résolution de 577 pixels par pouces, ce qui doit être un record dans le commerce. Au delà des chiffres et des doutes sur l’utilité des écrans de smartphone QHD, l’effet waou est bien présent. Lumineux, coloré, des tons naturels, l’écran du S6 Edge est bluffant.

 

Un écran bluffant qui s'inscrit dans le cercle très fermé des QHD

 

Ce qui est également impressionnant, c’est l’effet de proximité de l’écran avec la surface. Le S6 Edge donne en effet l’impression que les images sont imprimées sur la couche de verre protectrice. Un peu le même effet agréable que l’on retrouve sur les écrans e-ink.

 

Les performances

 

Autant le dire tout de suite, le S6 Edge est une bête de course. Vous pouvez lancer toutes les applications de benchmark que vous voulez, il arrivera toujours en tête du classement. La preuve avec notre petit test comparatif avec le G Flex 2 équipé du Snapdragon 810 de Qualcomm :

 

[youtube id=”8py3Pd1pptU”]

 

Le montage du processeur Exynos (made-in Samsung), 2 fois 4 coeurs, fait des merveilles. Un processeur quadruple coeur Cortex-A57 pour les tâches les plus lourdes comme la vidéo ou les jeux et un processeur quadruple coeur Cortex-A53 qui gère le reste. Si l’architecture est similaire à celle du processeur Snapdragon 810 de Qualcomm, nous n’avons constaté aucun problème de chauffe particulier lors de nos tests. Et ce malgré le design tout en verre pourtant connu pour emmagasiner la chaleur.

À noter que les 3 Go de mémoire vive et le processeur graphique Mali-T760MP8 donnent au S6 Edge les moyens d’afficher convenablement et de manière très fluide l’ensemble des jeux dernier cri.

Enfin, en terme d’autonomie, nous n’avons pas constaté de changement majeur par rapport au S5, ni en bien ni en mal. La batterie de 2600 mAh qui pouvait sembler un peu légère vous permettra de tenir une journée en usage normal (4G, Wi-Fi, appels, Web, etc.) et 12 heures en lecture continue de vidéo. Guère plus.

 

 Photo et vidéo

 

C’est LA bonne surprise de ce test. Qu’allait bien pouvoir donner ce capteur de “seulement” 16 megapixels. Si DXOMark, le site spécialisé dans les tests de capteurs photos sur mobiles, nous avait donné un élément de réponse en plaçant le S6 Edge en tête de son classement devant l’iPhone 6 ou le Xperia Z3, cela restait une grande inconnue.

 

Le Galaxy S6 Edge propose une interface simple et très épurée. Vous avez 3 boutons sur la droite permettant d’activer la caméra avant, l’appareil photo ou la caméra. À gauche, vous avez un menu rapide avec notamment la fonction HDR, le minuteur ou l’activation du flash. Pour les réglages plus poussés comme la résolution ou la mise au point sélective, vous devrez aller dans le menu en appuyant sur le petit rouage.

 

Une interface relativement simple

 

Avec la baguette magique, vous pouvez accéder à 7 filtres préprogrammés de type Instagram. Vous pouvez également en télécharger d’autres pour enrichir votre base de filtres.

 

Des filtres pour embellir vos images

 

En ce qui concerne les résultats, l’appareil s’est montré probant. En intérieur, dans notre studio, les photos prises de près présentent un bokeh plutôt agréable à l’oeil. La profondeur de champ est maîtrisée et les ajustements faciles à opérer.

 

Des gros plans de qualité

 

Flou de premier plan, beau bokeh

 

Petite nouveauté, le flash ne brûle pas trop les photos, contrairement aux itérations précédentes des Galaxy S. Vos photos de soirées seront donc un peu mieux réussies. Par contre si vous buvez un peu trop, elles seront toujours floues, ça, Samsung n’y peut rien.

 

Des progrès dans la gestion du flash

 

La fonctionnalité vidéo possède aussi quelques petits outils d’édition. Vous pouvez notamment filmer au ralenti. En appuyant sur l’aperçu de la vidéo en haut à droite, vous pourrez éditer la vidéo grâce à un mini banc de montage. Pratique.

 

Du montage à la volée

 

Les couleurs sont justes, quoiqu’un peu chaudes lorsque la balance des blancs est réglée de manière automatique. La mise au point se fait automatiquement, mais vous pouvez la forcer en appuyant sur l’écran afin de mettre en valeur l’endroit désiré. L’image est homogène et ne varie pas trop dès que vous bougez la caméra ou que vous changez la mise au point. Une belle performance.

 

La surcouche logicielle

 

Nous avons suffisamment critiqué Samsung lors de nos tests précédents, pour ne pas saluer aujourd’hui le changement de direction pris par le constructeur coréen. La surcouche Touchwiz était connue pour alourdir le téléphone avec ses fonctionnalités superflues et ses applications que vous ne pouviez pas enlever.

Certes, il y a encore du chemin à faire, mais le menu est clair est facilement accessible et les applications présentes par défaut sont bien moins nombreuses.

On notera surtout la présence de Smartswitch qui permet facilement de passer d’un appareil Android ou iOS au S6 Edge.

 

Quitter l'iPhone n'a jamais été aussi facile !

 

Petite nouveauté, il est également possible de définir un moyen de paiement via NFC. Pas de Samsung Pay pour la France, mais il est tout à fait possible d’associer son compte Paypal à la puce NFC du S6 Edge.

 

L’appareil est également pourvu d’un capteur d’empreintes digitales comme sur le Galaxy Note 4. Ce capteur se situe sur le bouton physique sur la face avant de l’appareil.

 

Enfin, Edge oblige, il est possible de paramétrer les informations qui apparaissent sur la tranche de l’appareil. Vous pouvez même choisir de positionner la bande à droite ou à gauche de l’écran. Les gauchers ne seront pas les grands laissés pour compte cette fois-ci.

 

Quelques fonctions propres à la surcouche Touchwiz de Samsung

 

Tout n’est bien sûr pas parfait dans cette surcouche. Quelques fonctionnalités moins utiles viennent gâcher la fête. La première c’est la gestion de la batterie. Certes, elle se recharge vite. Oui mais la charger vite à 40% pour qu’elle ne tienne pas une journée, ce n’est pas suffisant. Les consommateurs ne doivent pas se laisser aveugler par ce discours. Le design ultrafin et guindé de l’appareil empêche le constructeur d’y glisser une batterie plus puissante et performante. Faire un smartphone haut de gamme, c’est faire des compromis, bien sûr, mais avoir un smartphone ultra-léger pour devoir se balader avec une batterie de secours, c’est un peu fort.

 

Autre point qui souffre contestation, c’est la possibilité de changer de thème (icônes, fonds d’écran, police des caractères, etc.). Là encore, ça part d’un bon sentiment et cela répond à un besoin des utilisateurs. Mais s’il vous plaît, messieurs les designers coréens de chez Samsung (fonctionne aussi pour LG), mettez-vous un peu à notre place et faites-nous de beaux thèmes. Inspirez vous de différents design pour plaire à un maximum de personnes.

 

De qui se moque-t-on ?

 

Enfin, la palme revient à la fonctionnalité qui permet d’accéder rapidement à ses contacts favoris depuis le bord incurvé… Ok, merci, mais ça ressemble plus à un moyen de justifier la création d’un bord incurvé qu’à une réelle fonctionnalité qui apporte un plus dans l’ergonomie. On a découvert le pot aux roses. Imaginez la scène, brainstorming chez Samsung :

” – Ok les gars on a réussi à faire 2 bords incurvés cette fois.

– Ouais super, mais ça sert à quoi ?

– Bah justement c’est pour ça qu’on fait une réunion, faut trouver une idée… pour vendre le truc !

– Ah Ok, bah on a qu’à mettre un raccourcis vers les favoris qui serait caché et qui apparaîtrait tout à coup avec un petit effet.

– Super et on dira que les bords incurvés sont immersifs aussi ! Ils ont dit ça chez LG…”

 

Aller un petit effort pour la prochaine fois. Comme nous ne sommes pas rancuniers, nous avons fait le boulot pour vous et avons trouvés 12 astuces pour exploiter le potentiel du S6 Edge :

 

[youtube id=”GUBHUeE-U4Q”]

 

Notre avis sur le Samsung Galaxy S6 Edge :

 

Le Galaxy S6 Edge est un smartphone hors normes. La plus belle réussite de Samsung depuis… Peut-être depuis toujours. Un design à couper le souffle, des matériaux premium, pas de réels points faibles, difficile de lui reprocher quoi que ce soit. Ou presque.

Là où ça fait mal, c’est lors du passage à la caisse. Les haut de gamme de Samsung ont vu leur prix augmenter lors de chaque nouvelle itération. Là, c’est un nouveau palier qui est dépassé. En effet, comptez environ 1000 euros pour la version 128 Go.

Un sacré investissement qui n’a semble-t-il pas refroidi les millions de futurs acheteurs qui ont passé commande. Forçant Samsung à revoir ses plans et à activer une nouvelle usine plus rapidement que prévu.

Le succès du S6 Edge risque de dépasser les attentes de Samsung, qui n’était pas vraiment sûr de son coup puisqu’un autre smartphone, le S6, plus classique, a été prévu (au cas où ?). Cette réussite va conforter Samsung dans ses choix, espérons qu’ils soient confortés dans l’innovation et la recherche de nouveaux design, plutôt que dans l’esbroufe et l’idée qu’il existe un marché pour les téléphones à 1000 euros.

Car oui, si le S6 Edge est une réussite, il n’est pas vraiment ce que vend Samsung, à savoir : un smartphone qui vous offrira une meilleure immersion et qui changea votre vie.

Non, c’est le smartphone le plus performant du moment avec un design qui fera certainement hausser quelques sourcils lorsque vous le dégainerez.

 

Caractéristiques techniques
? Dimensions :

  • Hauteur : 142.1 mm
  • Largeur : 70.1 mm
  • Epaisseur : 7 mm

? Ecran : 5.1 pouces

? Poids : 132 g

? Autonomie :

  • Annoncée : N.C.
  • Batterie : 2600 mAh

? OS : Android 5.0 Lollipop

? Mémoire : 32 Go + 3 Go RAM

? Connectivité : Wi-Fi ; Bluetooth ; NFC ; Micro-USB Infra Rouge;
? Processeur : Exynos 7420 quadruple coeur cadencé à 1.5 GHz Cortex A-53 et quadruple coeur 2.1 GHz Cortex-A57
? Site : https://www.samsung.com/fr/
? Appareil photo : 16 Mégapixels
? Vidéo : 4K 2160p 30 fps

LES NOTES DE NOTRE LABO

Performance

10

Design

9.5

Ergonomie

8

Fonctions

8.5

Qualité/Prix

7

GENERAL

8.6

LES PLUS
  • Design
  • Performances
  • Écran
LES MOINS
  • Batterie
  • Pas de slot SD
  • Pas IP 67

Auteur
Michael Couvret

Mon téléphone : Nexus S, bientôt mythique, si si, vous verrez
Ma tablette : Transformer Infinity Pad... What else ?
Mon jeu préféré : Stair Dismount (sadique)
Mon appli préférée : Runtastic, pour une fois que la géoloc sert réellement à quelque chose !
Mon robot préféré : Tibob des Chevaliers Mask... toujours prêt à rendre service !
Mon objet fétiche : Le câble USB de mon Nexus S !
Citation : « Luke, je suis ton père... Naaaaaan » - Star Wars Ep. V

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Auteur Michael Couvret